Sections
Mini Sections
Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceLes ministres européens des Finances ont convenu d'un plan destiné à réviser les règles financières de l'Union et à améliorer la gestion des crises bancaires transfrontalières afin d'éviter une répétition de l'agitation des marchés de cet été suite à la crise américaine hypothécaire du sub-prime.
Les marchés financiers internationaux avaient chuté suite à la crise hypothécaire américaine du sub-prime au début du mois d’août, obligeant la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale américaine à injecter massivement de nouvelles liquidités afin de maintenir le fonctionnement du système et d’éviter une éventuelle crise des liquidités.
Depuis le début de la crise, les banques se montrent de plus en plus prudentes lorsqu’il s’agit de se prêter de l’argent mutuellement. Elles craignent en effet que leurs homologues ne soient criblés de dettes.
De fait, un certain nombre d’institutions financières ont découvert qu’elles supportaient davantage de risques qu’elles ne le pensaient : les prêts immobiliers de mauvaise qualité avaient été « reconvertis » de manière obscure dans le cadre d’instruments financiers complexes en bonnes opportunités financières à hauts risques et à haut rendement.
Northern Rock, la cinquième plus grande institution britannique de prêts hypothécaires, avait dû être renfloué par la Banque d’Angleterre le mois dernier, car ses clients commençaient à retirer massivement leur argent liquide, répandant la crainte d’une crise transfrontalière majeure dans le secteur bancaire européen hautement intégré.
Alors que, jusqu’ici, la crise a eu un effet limité sur l’économie européenne, le Fonds monétaire international devrait revoir à la baisse ses prévisions de croissance aux Etats-Unis l’année prochaine d’au moins un point de pourcentage. Les économistes craignent que les réactions en chaîne ne provoquent une ralentissement en Europe l’année prochaine.
Les ministres européens des Finances, réunis à Luxembourg le 9 octobre, ont convenu d’une feuille de route sur une période de 15 mois pour examiner si les règles financières doivent être changées pour améliorer la gestion des crises bancaires transfrontalières à l’avenir et éviter une répétition de l’agitation des marchés comme ce fut le cas l’été dernier.
Le programme se concentre sur quatre aspects :
Les ministres européens ont également demandé l’établissement d’un cadre commun pour définir si la crise du secteur bancaire devrait être considérée comme une sérieuse perturbation de l’économie. Ils ont de plusinvité la Commission à traiter rapidement les évaluations visantà déterminer si les injections des gouvernements constituent une aide d’Etat illégale pour en limiter les répercussions.
Le ministre portugais des Finances, Fernando Teixeira Dos Santos, a déclaré qu’il était encore difficile pour les ministres d’évaluer l’ampleur des répercussions de la crise américaine du sub-prime. Il est très difficile d’estimer l’impact, cela dépend de la durée de la crise. Plus elle dure, plus les répercussions sont importantes.
Le commissaire européen au Marché intérieur, Charlie McCreevy, a souligné que la récente crise des marchés a clairement mis en évidence la nécessité de garantir la coopération et la coordination entre les autorités de surveillance.
Joaquín Almunia, le commissaire aux Affaires monétaires, espère que l’UE sera en mesure d’augmenter la confiance, car elle est absolument nécessaire à la poursuite de la reprise et permet d’éviter la propagation de la crise à l’économie réelle.
La ministre française des Finances Christine Lagarde condamne le manque de transparence et l’évaluation faible, voire biaisée, des risques par les agences de crédit pour la crise. Elle suggère que l’Europe puisse superviser elle-même les agences de notation, puisque, actuellement, elles ne sont surveillées que par la Commission américaine des titres financiers et des bourses (Securities and Exchange Commission).
Dans une lettre au Financial Times, elle écrit que l’évaluation des risques concernant les éléments d’actifs complexes relève de plus en plus de la gageure et que les responsabilités en la matière sont fragmentées. Selon elle, il faudrait éviter une situation où les mesures incitatives biaisent les conséquences et où les agents sur les marchés peuvent ne pas porter de responsabilité.
Pour Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, le nombre réduit d’agences internationales de notation pose problème. Il n’y en existe que quelques-unes à l’échelle mondiale, ce qui est problématique pour la finance internationale. Il ajoute qu’il faut entreprendre une évaluation du rôle joué par les agences de notation.