La réunion de M. Van Rompuy et Mariano Rajoy à Madrid a donné le coup d’envoi de la tournée des capitales européennes pour le président du Conseil, qui prépare ainsi le sommet européen des 18 et 19 octobre prochains. Ce sommet devrait dévoiler l'avenir de la Grèce et annoncer la gouvernance économique renforcée dans la zone euro. Le 4 septembre, M. Van Rompuy sera à Berlin pour rencontrer la chancelière, Angela Merkel, et à Paris le lendemain pour s'entretenir avec le président François Hollande.
MM. Rajoy et Van Rompuy ont nié avoir discuté d'un éventuel renflouement pour le pays. M. Van Rompuy a déclaré que la proposition de la Banque centrale européenne de racheter des obligations d'État afin de faire baisser les coûts d'emprunt dans les pays en difficulté serait une solution plus efficace si la tension persistait sur les marchés.
Le premier ministre espagnol a quant à lui affirmé que les besoins de l'économie espagnole seraient identifiés avant la fin du mois de septembre, mais que, dans tous les cas, ils seraient inférieurs aux 100 milliards d'euros fournis par l'UE en juillet dans le but d'aider le pays à recapitaliser ses banques.
José Manuel Barroso rencontre Mario Monti
Dans le même temps, M. Barroso est rentré de vacances mardi et a reçu M. Monti à 22h (heure de Bruxelles) pour « prendre un café ». Peu d'informations ont filtré de cette réunion qui s'est déroulée dans le bâtiment Berlaymont de la Commission. M. Monti fait le tour des capitales européennes, dans le cadre de ce que la presse italienne appelle sa « mission de sauvetage de l'Italie ». Il devrait rencontrer Mme Merkel à Berlin aujourd'hui et recevoir M. Hollande à Rome le 4 septembre prochain.
D'autres réunions avec les dirigeants allemand et français ont eu lieu la semaine dernière avec le premier ministre grec, Antonis Samaras, qui tente de convaincre les grandes puissances européennes d'accorder plus de temps à la Grèce pour mettre en oeuvre ses réformes difficiles. On lui a toutefois répondu qu'Athènes ne devrait pas s'attendre à obtenir un délai supplémentaire sur son accord de renflouement si elle ne tenait pas ses promesses en matière de réformes. Une mission de la troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) devrait décider si Athènes recevra la prochaine tranche de son programme de renflouement. Si la réponse est négative, la Grèce entrera en faillite et les coffres de l'État seraient vides dès l'automne.
Un porte-parole de la Commission a annoncé hier que la troïka consacrerait plusieurs semaines à l'évaluation de la situation et qu'aucune date butoir n'a été fixée pour la publication de ses conclusions.
Première réunion du collège
La Commission se rassemblera aujourd'hui pour la première fois depuis la fin des congés estivaux. Retour à la normale pour l'exécutif européen après les congés.
Cecilia Malmström, la commissaire aux affaires intérieures, a écrit sur Tweeter ce matin : « Première réunion du collège. Tout le monde est bronzé et détendu. Pour combien de temps ? L'automne s'annonce difficile. »
Au programme de cette réunion : les dernières évolutions économiques en Europe. Le commissaire aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, devrait présenter l'évolution de la situation pendant les congés. Le commissaire au marché intérieur, Michel Barnier, présentera quant à lui l'état d'avancement des propositions de réforme des réglementations bancaires au sein de l'Union.
Lors du sommet européen de juin dernier, les dirigeants européens ont annoncé que le premier dossier qu'ils aborderaient serait l'intégration bancaire, dans le but de briser le lien entre les banques en difficulté et les gouvernements endettés, la situation de l'Espagne étant au centre de toutes les préoccupations. Les propositions de la Commission devraient être présentées le 11 septembre.
Les commissaires devraient également se pencher sur l'état d'avancement des négociations sur le budget européen pour 2014-2020 et les prochaines étapes à franchir, ainsi que sur la situation en Syrie.
Interrogé par EurActiv sur la possibilité que la Commission aborde également le problème de l'explosion des prix du carburant qui touche l'Europe, un porte-parole a répondu que ce point n'était pas au programme, mais que les commissaires pourraient en parler de manière individuelle.
La France a annoncé hier (28 août) des mesures visant à faire baisser le prix du carburant à la pompe de six centimes par litre. Le coût de cette initiative sera partagé entre l'État et le secteur de la distribution de carburant. Elle devrait entraîner une perte de 300 millions d'euros de recettes fiscales.

L’Union européenne mise sur un déploiement rapide des réseaux intelligents afin de contribuer aux objectifs d’efficacité énergétique et d’intégration des énergies renouvelables. Mais le financement, la mise en œuvre et les bénéfices concrets pour les consommateurs freinent encore leur développement. 

