Le directeur général de Visa Europe, Peter Ayliffe, n’a pas exclu de réduire le taux des commissions d’interchange comme la Commission pourrait l’exiger à la clôture d’une enquête lancée en mars. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles mercredi 2 avril, il a déclaré « Quand vous négociez, vous négociez », décrivant ainsi l’approche constructive de la Commission concernant les CMI.
Visa maintient que ses commissions sont justifiées pour des raisons de coûts mais reconnaît qu’ils doivent expliquer davantage quels avantages elles pourraient apporter aux consommateurs.
Mardi, les propos du commissaire européen au Marché intérieur et des service, Charliee McCreevy, ont reflété ceux de sa collègue en charge de la Concurrence, Neelie Kroes, en déclarant que la ligne suivie par Bruxelles n’est pas en principe opposée aux CMI à condition qu’elles soient justifiées pour permettre des progrès techniques et économiques ou pour apporter des avantages aux consommateurs.
Actuellement, les commissions de Visa sont plafonnées à 0,7% des paiements effectués avec une carte de crédit ou de débit. Le seuil a été introduit en 2002 après l’intervention de la Commission. Les CMI de MasterCard vont de 0,4% à 1,2% de la valeur de la transaction.
Visa a souligné que sa position est différente de celle de MasterCard, qui s’opposait à l’intervention de la Commission. M. Ayliffe a déclaré qu’ils estimaient qu’un règlement négocié était la bonne marche à suivre.
En ligne avec MasterCard, Visa exige également que la Commission parvienne à un accord avec les régulateurs nationaux pour éviter que les CMI soient remises en question par les autorités des Etats membres après un éventuel accord au niveau européen.
Afin de montrer son engagement envers les plans de l’UE, Visa a présenté un manifeste dans lequel il s’engage à respecter les conditions de l’espace unique de paiement en euros (SEPA), notamment en augmentant la diffusion des cartes de débit afin de réduire l’utilisation d’argent liquide. L’objectif général est d’apporter 1 euro sur 5 euros par des moyens électroniques en Europe d’ici 2015, par rapport à l’actuel 1 sur 9.



