Lors d'une audition organisée par la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen le 26 mars 007, des députés européens, des reponsables de la protection des données et des experts dans le domaine de la vie privée ont critiqué les termes des deux premiers accords que la Commission a conclus avec les Etats-Unis et ont exprimé leurs préoccupations concernant un nouvel accord, que la Commission négocie actuellement en privé avec les Etats-Unis.
Selon les termes des deux premiers accords, les Etats-Unis pouvaient accéder à 34 différents types d'informations personnelles, notamment les numéros de carte de crédit, les numéros de téléphones, les habitudes des voyageurs fréquents, les préférences culinaires et les animaux de compagnie emmenés à bord.
Selon des experts dans le domaine de la protection des données, les informations contenues dans cette liste ne répondent pas aux critères de la Charte des droits fondamentaux et de la directive européenne sur la protection des données.
Selon ces dernières, tout traitement des données doit avoir une finalité purement légitime, explicite et déterminée et porter sur des données adéquates, pertinentes et non excessives au regard des finalités poursuivies. Elles doivent également être exactes et ne pas être gardées plus longtemps que la période nécessaire aux finalités pour lesquelles les données ont été collectées.



