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Viviane Reding, commissaire à la Société de l'information, mène des négociations difficiles avec les Etats membres concernant la création d'un régulateur européen pour les communications électroniques. La proposition fera partie de l'analyse du cadre règlementaire des télécommunications de la Commission, prévue pour la mi-octobre
Presque dix ans après la libéralisation des marchés européens de l’énergie, la DG Société de l’information de la Commission estime que des problèmes importants doivent être résolus.
Elle se réfère en particulier au manque de cohérence dans l’application des règles communes au travers de l’UE élargie, ce qui ne facilite pas l’extension des services de communication électroniques dans des conditions similaires. La commission estime que ces objectifs ne peuvent pas être atteint pleinement par les Etats membres s’ils agissent seuls.
Selon la DG Société de l’information, la création d’une autorité européenne qui travaillerait en étroite coopération avec les autorités réglementaires nationales (ARN) et la Commission est un moyen efficace de résoudre le problème. Dans un projet de proposition pour une réglementation auquel Euractiv a eu accès et qui fait actuellement l’objet d’une procédure de consultation interservices à la Commission, la DG souhaite établir une autorité de réglementation du marché des communications électroniques.
D’après le projet, l’autorité serait établie sous la forme d’une agence basée à bruxelles. Elle remplacerait le groupe des régulateurs européens (GRE) mais travaillerait en étroite coopération avec les régulateurs nationaux de télécommunications ainsi qu’avec la Commission. La nouvelle agence aurait trois objectifs principaux :
Les travaux de l’autorité, comme ils sont présentés dans le projet, sont les suivant :
En outre, cette autorité servira de base de connaissance concernant la réglementation liée aux télécommunications entre les Etats membres, leurs ARN et la Commission, notamment par la publication d’un rapport annuel et par la conservation des données concernant des questions transfrontalières comme la gestion des fréquences radios et le roaming pour les téléphones portables.
Selon l’ETNO, qui représente les opérateurs de télécommunication anciennement publics de l’UE, le cadre règlementaire devrait continuer de garantir la cohérence des objectifs et des principes concernant la réglementation dans l’UE, tout en évitant une approche unique pour résoudre les problèmes, étant donné les spécificités du marché. Même si certains des nouveaux services, de nature européenne, peuvent demander une approche plus harmonisée, une couche de bureaucratie supplémentaire et provisoire devrait être créée, conformément au caractère transitoire du cadre règlementaire européen.
Ilsa Godlovitch, chargée des affaires règlementaires à l’ETCA, l’association regroupant les opérateurs de télécommunications des nouveaux entrants sur le marché, a déclaré à EurActiv: « Les opérateurs de télécommunication compétitifs en Europe considèrent souvent que la roue a été inventée plusieurs fois pour résoudre des problèmes similaires. En conséquence, nous avons toujours revendiqué une étroite coopération entre les régulateurs pour diffuser les meilleures pratiques. En ce sens, il est assez évident de constater à quel point l’importance du rôle du groupe des régulateurs européens au cours des 18 derniers mois a été utile. Nous souhaitons que ce rôle soit encore renforcé et tous les mécanismes institutionnels qui y participeront, que ce soit sous la forme d’une agence ou autre, seront la bienvenue.
« L’idéal pour nous serait une solution qui implique la Commission et un groupe renforcé de régulateurs européens travaillant en étroite collaboration. Le rôle principal de ce groupe devrait être d’apporter une expérience du terrain à la Commission et de s’assurer que les décisions tiennent compte des situations nationales. Mais il subsiste un danger qui doit absolument être évité : c’est une approche concentrée sur le plus faible dénominateur commun. La structure servirait à harmoniser les meilleures pratiques et non pas le plus petit dénominateur commun ».