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La Commission surveille les risques liés à l'utilisation des portables par les enfants [FR][en][de

Publié: mardi 6 février 2007   

L'édition 2007 de la journée "Pour un Internet plus sûr" se penche sur "la protection de l'enfance et les téléphones mobiles".

Contexte:

Selon les enquêtes Eurobaromètreexternal de 2005, près de 50% des enfants de l'UE et des pays candidats ont utilisé Internet au cours du dernier mois. 36% des enfants de moins de 17 ans possèdent un téléphone portable. Dans la même étude, environ deux tiers des parents ont répondu qu'ils pensaient que leur enfant saurait comment réagir s'il se trouvait face à une situation délicate sur Internet, comme par exemple, se faire aborder par un inconnu.

Un article académiqueexternal récent a révélé qu'aux Etats-Unis, 42% des jeunes âgés de 10 à 17 ans et qui surfent sur Internet sont exposés à la pornographie en ligne, de manière intentionnelle ou non.  

Les médias numériques étant interdépendants, tous les types de contenu sont susceptibles d'être distribués à divers appareils, notamment les téléphones portables, ce qui comporte de nombreux avantages mais également des risques pour les enfants.

La Journée "Pour un Internet plus sûr", célébrée pour la quatrième fois le 6 février, réunit un réseau de partenaires dans 43 pays à travers le monde. Elle a pour but de sensibiliser le public sur les questions relatives à la sécurité sur Internet, telles que la sécurité des enfants et les téléphones portables, point central de cette journée. Au cours de l'été 2006, la Commission a tenu une consultation sur cette question, rassemblant des acteurs de la société civile et de l'industrie. Parmi les aspects plus problématiques de l'impact des téléphones portables sur la vie des enfants et des adolescents figurent : 

  • L'émergence d'Internet sur les portables, notamment les navigateurs Internet, les "forums de discussions" et les courriers électroniques, ce qui donne lieu à de nouvelles façons d'entrer et de rester en contact. Ces activités sont dans l'ensemble positives et encouragent l'émergence de réseaux sociaux, toutefois, certaines personnes peuvent en abuser, notamment les délinquants sexuels souhaitant entrer en contact avec de jeunes enfants.  
  • Les images et les films violents échangés entre propriétaires de téléphones portables. Ces contenus sont soit téléchargés sur Internet (bandes annonces de films pour adultes et les fameux "snuff movies", dans lesquels apparaîtraient de véritables meurtres, exécutions et autres scènes de violence) ou créés par les jeunes eux-mêmes, puis passés de main en main par un effet boule de neige (les films "happy slapping", qui décrivent des actes violents à l'encontre de passants non avertis, des images sexuelles obscènes et des intrusions dans la vie privée d'autres adolescents).
  • Ces comportements mettent en évidence le pouvoir des images à l'ère des portables avec caméra intégrée omniprésents et de la diffusion facile des photos. Cette évolution a été trop rapide pour que les codes moraux et les conventions puissent  suivre, entraînant un recours abusif généralisé aux nouvelles technologies.
  •  L'évolution des codes moraux, comparables au code "nétiquetteexternal " pour Internet, serait au moins en mesure d'aborder le phénomène de masse du harcèlement par le biais du téléphone portable.
  • Toutes ces questions sont étroitement liées à celles de la vie privée dans le domaine des communications éléctroniques ou "e-privacy".  La réalité virtuelle d'Internet a déjà partiellement remplacé la réalité matérielle. Les pratiques telles que le 'mobbing' (la violence et le harcèlement sexuel au travail), le harcèlement et le chantage sont non seulement plus faciles en ligne, mais elles sont également moins soumises à des barrières morales. L'essor de l'Internet mobile a également eu pour conséquence une exposition constante aux pourriels (messages électroniques non sollicités), aux logiciels espions et aux logiciels porteurs de virus.

Positions:

La Commissaire chargée de la société des médias et de l'information, Viviane Reding, a déclaré: "Les risques potentiels encourus par les enfants ayant accès à l'Internet mobile restent les mêmes que pour les lignes de téléphone fixe, mais les enjeux sont plus importants. La grande différence entre le téléphone portable et Internet réside dans la nature très personnelle des portables. Il est difficile pour les parents de contrôler l'accès et les contacts de la même manière qu'avec un ordinateur fixe à la maison. Une étude menée par "Save the children Finland" révèle que près de 20% des enfants entre 7 et 15 ans ont avoué ne jamais avoir parlé de l'utilisation du téléphone portable avec leurs parents. 

"C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de prendre des mesures et également de rendre l'utilisation d'Internet plus sûre pour nos enfants. J'ai travaillé avec des opérateurs, des fournisseurs de contenu, des organisations spécialisées dans la sécurité des enfants et d'autres acteurs concernés par la question, afin d'élaborer un document qui engage l'industrie à prendre des mesures pour garantir à nos enfants des téléphones portables plus sûrs. A cette fin, les 15 principaux opérateurs européens signeront un accord sur la protection des mineurs utilisateurs de téléphones portables à l'occasion de la journée "Pour un Internet plus sûr 2007".

Prochaines étapes:

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