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La commission parlementaire des affaires juridiques se prépare à voter sur une directive relative aux mesures pénales visant à assurer le respect des droits de propriété intellectuelle, mais le fossé se creuse entre les partisans de sanctions plus sévères et les défenseurs des consommateurs.
En 2004, le premier projet de directive relative aux mesures pénales visant à assurer le respect des droits de propriété intellectuelle
, contenait un paragraphe prévoyant des sanctions pénales, dont des peines d'emprisonnement, ainsi que des amendes pénales et des réparations civiles à l'encontre des actes de piraterie et de contrefaçon. Toutefois, ce paragraphe, manquant de fondement juridique pour faire appliquer de telles mesures dans le marché intérieur de l'UE, avait donc été rejeté à l'unanimité.
Toutefois, deux ans après l'adoption de la directive, La DG justice, liberté et sécurité a présenté une nouvelle proposition de directive
, réintroduisant les sanctions pénales en cas de piraterie et de contrefaçon. L'Italien Nicola Zingaretti (PSE) a été désigné rapporteur parlementaire pour la commission des affaires juridiques.
Dans le même temps, certains députés européens ont lancé une initiative en faveur d'une résolution sur la confiance des consommateurs dans l'environnement numérique
, dont le rapporteur est la tchèque Zuzana Roithová (PPE-DE).
En ce qui concerne le projet de directive sur les sanctions pénales contre les atteintes à la propriété intellectuelle, les députés se sont divisés sur les points suivants :
Champ d'application
Copie à usage privé
Quelques députés européens souhaitent limiter le champ d'application à la contrefaçon commerciale, dont ils réclament une définition claire, ainsi que pour d'autres termes tels que "contrefaçon", "piraterie", "atteintes à l'échelle commerciale" et "atteinte intentionnelle".
Un autre groupe, dont la présidente de la commission parlementaire Marché intérieur, la britannique Arlene McCarthy (PSE), veulent exclure du champ d'application du texte les copies faites à usage privé.
Un troisième groupe, dont l'ancienne présidente du Parlement, la Française Nicole Fontaine (PPE-DE) et le député libéral néerlandais, Toine Manders, demande explicitement d'y inclure ces copies à usage privé, notamment les téléchargements en ligne. Le député Manders a introduit un amendement selon lequel "tout achat de bien portant atteinte à la propriété intellectuelle (devrait être) considéré comme du recel". S'exprimant devant la presse, il a précisé que cet amendement porterait également sur les téléchargements internet.
Niveau des sanctions applicables