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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceLe 8 mai 2007, la commission parlementaire de la culture a donné son aval sur un texte de compromis, conclu avec la présidence allemande, qui autoriserait davantage de coupures publicitaires et le placement à l'américaine de produits à la télévision et dans d'autres programmes télévisés.
Le 13 décembre 2005, la Commission a proposé une révision des règles européennes relatives à la radiodiffusion télévisuelle, et en particulier à la publicité. Elles sont actuellement consacrées par la directive "Télévision sans frontières
" de 1989 qui a été révisée
pour la dernière fois en 1997.
La Commission a justifié ces changements par l'apparition de nouvelles technologies telles que la télévision à la demande, la télévision sur Internet et les lecteurs DVD enregistreurs sur disque dur, qui sont capables de supprimer automatiquement les espaces publicitaires. Les diffuseurs télévisuels craignent que ces évolutions, qui changent les habitudes des téléspectateurs, menacent leur principale source de revenus, à savoir l'espace publicitaire vendu aux producteurs de biens de consommation.
A la suite de la première lecture au Parlement et au Conseil, la Conservatrice allemande, Ruth Hieronymi, rapporteuse à la commission de la culture, a élaboré un texte de compromis avec la présidence allemande, qui doit encore obtenir l'approbation finale du Parlement et des 27 Etats membres.
Le 8 mai 2007, les députés européens ont soutenu, à la commission parlementaire de la culture, un accord de compromis entre son rapporteur et la présidence allemande, qui édulcorera les limites actuelles imposées à la publicité à la télévision et dans d'autres nouveaux services de média audiovisuels, notamment les services de contenu à la demande et la radiodiffusion de programmes sur Internet.
Les principaux éléments du texte de compromis sont :
La députée européenne, Ruth Hieronymi, porte-parole du PPE-DE en matière de politique médiatique et rapporteuse sur la directive, a déclaré qu'elle recommandait une adoption en plénière du texte commun sans amendement, ajoutant : " C'est l'occasion idéale pour faire en sorte que la télévision devienne un bien culturel et économique". Le nouveau compromis, a-t-elle indiqué, assurera à la fois la protection des mineurs et la promotion de la diversité culturelle.
Cependant, la rapporteuse de l'opposition (Vert/ALE), Helga Trüpel, a critiqué R. Hieronymi soutenant qu'elle portait atteinte au rôle démocratique du Parlement en tentant d'"accélérer le processus d'adoption de l'accord", ce qui, selon elle, fera des médias audiovisuels européens "des victimes de la publicité et du placement de produits à l'américaine".
"Avec ce compromis, les médias audiovisuels européens vont être bien plus exposés qu'avant à une publicité omniprésente. Aucune émission ne sera épargnée, étant donné que toutes les formes de radiodiffusion, allant du journal télévisé aux émissions pour enfants, seront envahies par la publicité. La mise en place, pour la première fois, d'un cadre pour le placement de produits implique qu'il n'y aura aucun moyen d'échapper à l'incursion croissante de la publicité dans la vie privée. Cela va entièrement à l'encontre des principes de la convention de l'UNESCO sur la diversité culturelle que l'Union européenne soutient fortement, toute comme les Verts. Par conséquent, nous continuerons à tenter de convaincre les députés européens de ne pas adopter ce compromis regrettable en plénière".
Le secrétaire général de l'Union européenne de radio-télévision (UER), Jean Réveillon, a favorablement accueilli le texte de compromis, déclarant qu'il assurerait des conditions de concurrence homogènes pour tous les acteurs du marché. Il a ajouté : "La directive sur l'audiovisuel, qui couvre tous les services de média audiovisuels, reflète la réalité actuelle et une vision pour l'avenir. Elle contribuera au développement du paysage audiovisuel de l'Europe".