Le rapport indique que certains pays du Nord de l’UE sont les leaders dans le déploiement du haut débit. Le Danemark et les Pays-Bas sont notamment les numéros un mondiaux avec des taux de pénétration atteignant respectivement plus de 34% et 33%.
De plus, la Finlande, le Royaume-Uni et la France, entre autres, devancent les acteurs mondiaux comme les Etats-Unis et le Japon. Cependant, la majorité des Etats européens reste à la traîne, leur niveau de déploiement du réseau haut débit étant inférieur à la moyenne européenne de 20%. Parmi les économies européennes les plus développées, l’Italie, l’Espagne et l’Irlande enregistrent des retards similaires.
La Commission publie régulièrement ces rapports d’étape, la dernière publication enregistrant un taux moyen de pénétration du haut débit dans l’UE de 1,8%.
L’Union dans son ensemble reste derrière les leaders mondiaux comme la Suisse, la Corée du Sud, la Norvège, l’Islande, le Canada, l’Australie, les Etats-Unis et le Japon.
L’approche de la commissaire Reding à la Société de l’information visant à combler le fossé consiste à réduire la part du marché des opérateurs nationaux historiques.
Un communiqué de presse de la Commission précise que les opérateurs historiques détiennent plus de 46% des lignes à haut débit. Comme le souligne la commissaire, la concurrence est limitée pour accéder à un réseau fixe qui approvisionne toujours 86,5% des clients sur l’infrastructure des opérateurs historiques.
Cependant, les opérateurs historiques, comme France Télécom, Telefonica ou Telecom Italia, voient la situation d’une toute autre perspective et soulignent que les opérateurs alternatifs détiennent plus de 50% des parts de marché, selon un document d’ETNO, l’association des opérateurs historiques européens.
Bien que les deux approches soient valables, les solutions proposées sont contradictoires. Mme Reding veut une séparation fonctionnelle, appliquée aux régulateurs nationaux qui obligerait les géants des télécoms à séparer la gestion de leurs réseaux et les activités de services.
A l’inverse, les opérateurs historiques insistent sur la nécessité de nouveaux investissements pour permettre à l’Europe de rattraper son retard avec les concurrents. Ifs affirment que seules les grandes entreprises ont la force de supporter de lourdes innovations structurelles, mais qu’elles ne le feront pas si leur taille est réduire par les nouvelles réglementations.



