Cette coalition, qui comprend 28 entreprises, mettra sur pied un système de catégories en ligne en fonction de l'âge et tentera de renforcer les paramètres de confidentialité. D'ici la fin de l'année, elle prévoit également de faciliter le signalement de contenus inappropriés.
D'autres mesures seront prises, comme l'amélioration des contrôles parentaux et le renforcement de la coopération entre les services répressifs et les lignes téléphoniques d'urgence, afin de retirer les contenus pédopornographiques de l'Internet.
« Cette nouvelle coalition devrait permettre aux enfants, mais aussi à leurs parents, de disposer d’outils de protection transparents et cohérents, grâce auxquels ils pourront tirer le meilleur parti possible du monde en ligne », a déclaré Neelie Kroes, la commissaire européenne en charge de la stratégie numérique.
La formation de cette coalition fait suite à un rapport publié par la Commission européenne en juin qui avait révélé que 14 sites de réseaux sociaux, comme Facebook, ne protégeaient pas suffisamment les profils et les données des enfants.
L'association britannique Childnet International, dont la vocation est de protéger les enfants sur la toile, a déclaré que cette coalition était un bon début.
« Nous saluons cette initiative et nous avons hâte de voir les résultats », a affirmé Will Gardner, le directeur de Childnet International. « Il s'agit d'une déclaration d'intention, c'est un début. »
De nombreux enfants font leurs premiers pas sur le Net dès sept ans et 38 % des 9-12 ans disposent de leur propre profil sur les réseaux sociaux, selon une étude européenne. Plus de 30 % des enfants accèdent à Internet via des appareils mobiles, et 26 % via des consoles de jeux vidéo.
La coalition regroupe des entreprises comme Apple, BSkyB, BT, Deutsche Telekom AG, Nintendo, Nokia et Orange.
Aptitudes des parents
La Commission européenne a investi beaucoup d'argent dans des campagnes de sensibilisation à l'intention des parents et des enseignants. Ces derniers rencontrent en effet souvent des difficultés pour déceler les risques cachés de l'Internet ou sont tout simplement incapables de lutter, en raison de leur analphabétisme numérique.
Quelque 55 millions d'euros ont été investis par l'exécutif européen dans des projets visant à rendre l'Internet plus sûr pour les enfants, mais les résultats se font attendre. En outre, une agence européenne, l'ENISA, a été mise sur pied avec pour objectif d'améliorer la sécurité des réseaux d'informations grâce à un budget annuel d'environ 8 millions d'euros en 2010 et 2011.
Les chiffres d'Eurostat montrent cependant que près d'un tiers des Européens ont été confrontés à des virus ou à d'autres « menaces informatiques » entre 2009 et 2010, bien que plus de quatre Européens sur cinq utilisent des logiciels de sécurité.







