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5 décembre 2008
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Un nouveau logiciel automobile pour éviter les encombrements et réduire les émissions de CO2 [FR][en

Publié: jeudi 27 mars 2008   

Conduire à la ville comme à la campagne en évitant les accélérations et donc, en réduisant les émissions de CO2. Cela pourrait être possible grâce aux logiciels implantés dans les voitures pour permettre aux conducteurs d’éviter les feux rouges dans les villes encombrées, selon l’une des études présentées lors de la conférence sur l’« Internet des choses » à Zurich.

L’étudePdf external , développée par un groupe d’experts de l’Université technique de Berlin (TUBexternal ), est basée sur le concept des feux verts automatiques. Les voitures roulent sur la bonne route à la vitesse réglementaire, en évitant les feux inutiles et les accélérations principalement provoquées par les feux rouges. D’après les chercheurs, le temps de conduite est égal ou inférieur et la consommation de carburant est réduite entraînant, par conséquent, une réduction des émissions de CO2. 

Plusieurs études ont prouvé que la consommation de carburant a considérablement baissé grâce à différents comportements au volant. Dans certains cas, la réduction potentielle du taux d’émission serait d’au moins 50%. 

L’étude de la TUB a démontré que les voitures équipées d’un simple système de navigation par satellite comme le GPS ou le projet européen GALILEO peuvent facilement aider à réduire les encombrements routiers – et pas uniquement par le biais des raccourcis que la navigation par satellite permet déjà.

La différence est les logiciels implantés dans les voitures neuves qui rassemblent les données sur l’état du trafic pendant le trajet. Ce dispositif calcule le minutage des feux et identifie les « vagues vertes » programmées afin de conseiller aux conducteurs la vitesse à laquelle ils doivent conduire pour éviter les feux rouges.

Néanmoins, actuellement, même les chercheurs avouent que cette approche a des limites, notamment en raison du peu de données disponibles. Jusqu’à présent,  les simulations n’ont été faites qu’à Berlin pendant un nombre très limité de trajets. De plus, à l’heure actuelle, le logiciel n’est pas encore capable de distinguer les arrêts provoqués par les feux rouges des autres. 

Le projet est actuellement discuté à la conférence de Zurich (26-28 mars) intitulée « Internet des objets external », qui réunit des universitaires et des experts spécialisés dans le domaine des nouvelles technologies, comme par exemple les étiquettes d’identification par radiofréquence (RFID), les communications sans fil à courte distance, la localisation en temps réel et les réseaux de capteurs.

L’utilisation massive de ces dispositifs permettra non seulement aux êtres humains de communiquer avec des choses mais aussi aux choses de communiquer entre elles, en créant, par conséquent, un concept d’Internet, nouveau et bien développé, le soi-disant « Internet des choses ». 

La conférence présentera également d’autres projets pertinents proposant de nouvelles utilisations des TIC pour lutter contre la pollution de l’environnement et le changement climatique qui vont dans le sens dans les approches récentes développées par l’UE. (voir EurActiv 22/02/08  et notre LinksDossier sur le changement climatique).

Certains projets sélectionnés au niveau européen pour l’utilisation de nouvelles technologies en faveur de l’environnement sont actuellement discutés à Zurich. Il s’agit notamment de l’utilisation des étiquettes RFID permettant de suivre la trace de produits tout au long de leur durée de vie et de systèmes d’attribution de crédits ou de débits de carbone à des individus selon leur comportement écologique.

La présidence française de l’UE qui commencera le 1er juillet 2008 a déjà planifié une conférence external sur l’ « Internet des objets », qui se déroulera le 6-7 octobre 2008 à Nice.

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