Les autorités nationales de l’UE responsables de la protection de la vie privée, rassemblées lundi à Bruxelles pour la réunion du groupe de travail Article 29, ont déclaré que les moteurs de recherche devaient être plus précis concernant l’utilisation des informations personnelles. Elles ont constaté que les moteurs de recherche ne fournissent généralement pas un aperçu exhaustif des différents objectifs du traitement des données personnelles.
La directive européenne relative à la protection de la vie privée, qui s’applique aux moteurs de recherche, oblige les responsables du traitement de données à donner des raisons légitimes pour utiliser des informations personnelles et, dans tous les cas, uniquement avec le consentement des personnes concernées. Dans le rapport sur la protection de la vie privée et les moteurs de recherche, adopté lundi 4 avril, les autorités nationales de l’UE ont conclu qu’il est difficile de trouver des motifs légitimes justifier les publicités personnalisées pour les utilisateurs qui ne sont pas spécifiquement inscrits.
Le marché florissant des publicités personnalisées, dont Google est le leader incontesté, pourrait donc être sérieusement lésé en Europe si le principe adopté au niveau européen est appliqué dans les Etats membres.
Les autorités nationales de régulation ont également déclaré que la période de conservation des données, quand elles ont été légitimement obtenues, ne devrait pas excéder six mois, les périodes actuelles de conservation par les moteurs de recherche étant bien plus longues.
L’utilisation des cookies, de petits fichiers téléchargés par les moteurs de recherche sur les ordinateurs des utilisateurs pour obtenir des données plus détaillées concernant leurs habitudes de recherche, est également examinée par les autorités européennes. Elles considèrent que les dates d’expiration des cookies prévues par les moteurs de recherche sont excessives. Dans certains cas, ils sont conservés pendant des années dans l’ordinateur du destinataire.



