Les derniers attentats terroristes à Londres et à Madrid ont révélé les limites des systèmes européens de communication nationale face aux situations d’urgence de grande ampleur. Les réseaux de téléphonie mobile se sont effondrés en raison de la concentration des appels téléphoniques. Non seulement les citoyens moyens n’ont pas été en mesure d’appeler leurs proches, mais les services d’urgence ont également souffert d’importants problèmes de communication.
D’après les auteurs d’une étude intitulée « Safety First » (« la sécurité d’abord »), commanditée par Motorola et EADS, les principaux fournisseurs de technologies de communication en matière de services d’urgence dans l’UE, les lacunes constatées en Espagne et en Grande Bretagne ont été les conséquences de la faible portion de spectre radioélectrique accessible à la police et aux ambulances.
Actuellement en Europe, les autorités de sécurité publique disposent d’à peine deux unités de 5MHz (mégahertz) pour prester leurs services. Cependant, l’étude affirme que dans certaines villes, le système est déjà totalement opérationnel et demande que l’allocation actuelle soit multipliée par trois pour atteindre jusqu’à deux unités de 15 MHz. Ceci permettrait un contrôle à distance, le partage des images et des vidéos, l’augmentation des systèmes de surveillance et des transferts de données plus rapides.
La portion du spectre radioélectrique considérée utile pour les services d’urgence se situe entre 400 MHz et 800 MHz, dans la UHF – le partage de fréquences le plus convoité. Les opérateurs de télévisions et de téléphones mobiles mènent déjà une lutte acharnée pour obtenir la plus grande quantité possible de cette ressource rare.
Cependant, les plans des prestataires de service de sécurité publique et des fournisseurs sont non seulement opposés aux les utilisateurs du spectre alternatif, mais également à la stratégie de la Commission qui compte augmenter l’efficacité de l’utilisation du spectre. Bruxelles estime que cet objectif peut être réalisé uniquement en abandonnant le système actuel d’allocations fixes de fréquences, qui tend à ne pas être pleinement utilisé.
La Commission est partisane d’une approche flexible basée sur un système d’échange de spectre et d’enchères pour distribuer cette ressource rare. De plus, elle affirme que les nouveaux développements technologiques augmenteront l’efficacité de l’utilisation de la fréquence.



