Pour profiter de l’impulsion donnée par le championnat européen de football en juin et par les Jeux Olympiques en août, la Commission publiera dans quelques semaines une série de meilleures pratiques à adopter par les Etats européens afin de réglementer « légèrement » la télévision mobile – un service principalement considéré comme le plus adapté pour couvrir les événements sportifs.
Bruxelles évoque un léger environnement réglementaire qui éviterait d’imposer des obligations excessives à un service qui reste « naissant », même si un bel avenir l’attend. Le cabinet de conseil McKinsey reconnaît que la télévision mobile pourrait gagner plus de 190 millions d’utilisateurs en Europe d’ici 2015, représentant un montant total de 24 milliards d’euros.
Les plans de la Commission prévoient également de réserver une partie du spectre UHF aux services mobiles européens pour permettre au client d’un opérateur autrichien ou italien de regarder la télévision sur son téléphone quand il est en Allemagne ou en France. Le secteur des télécoms approuve l’idée de réserver des bandes UHF aux services mobiles, mais il ne considère pas qu’il soit nécessaire d’avoir exactement les mêmes fréquences dans différents Etats membres.
Ils estiment que l’itinérance est plus adaptée pour la télévision mobile, même si elle laisse la question des droits d’auteurs pour l’utilisation transfrontalière de contenu en suspens. En effet, des accords entre les opérateurs nationaux de l’UE sont considérés comme faisables puisqu’ils existent déjà pour les téléphones cellulaires. Mais jusqu’à présent, il n’existe que peu d’exemples de protection des droits de propriété pour du contenu transmis à travers les frontières en Europe, ce qui pourrait poser problème au regard des opérateurs de télécommunication.
Ce qui semble certain aujourd’hui est qu’à l’avenir la télévision mobile – qui n’est actuellement une réalité qu’en Italie, en Finlande et en partie en Allemagne et au Royaume-Uni – sera diffusée sur les téléphones portables pour proposer à la fois des services « en clair » et « à la demande » avec des technologies de diffusion générale et unicast, comme le DVH-H et le 3G respectivement.



