Sections
Mini Sections
Junior Scientific and Technical Advisor
ASSISTANT COMMUNICATIONS & PUBLIC AFFAIRS DEPARTMENTS
Senior Manager, European Electricity Policy
Senior Manager, European Regulation
EU Affairs - Online Media Sales Manager
Senior Media Officer / Head of Press relations Team
Policy advisor Economics and Finance
Mettre une annonceEn 2008, la Commission va proposer une série de mesures pour augmenter l’utilisation des TIC dans la lutte contre le changement climatique et le gaspillage d’énergie. D’après la commissaire à la Société de l’information Viviane Reding, des plans sont également examinés pour introduire des normes obligatoires concernant les marchés publics.
Lors d’un sommet décisif en mars 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement sont parvenus à un accord
sur un objectif contraignant destiné à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici 2020, comparé aux niveaux de 1990.
Les dirigeants européens ont convenu que l’objectif devait être poursuivi « unilatéralement » même en l’absence d’un accord international sur la réduction des gaz à effet de serre après 2012, à expiration des objectifs de Kyoto.
Ils se sont également engagés à réduire les émissions de 30 % à condition que d’autres pays industrialisés, notamment les Etats-Unis, s’engagent eux aussi à effectuer des réductions d’émissions comparables et que les « pays avancés en développement », comme la Chine et l’Inde, contribuent à l’élaboration d’un accord pour la période post 2012 (lire notre LinksDossier).
Les nouvelles technologies peuvent contribuer à réduire la consommation en énergie et, par conséquent, les émissions de gaz à effet de serre, mais ce potentiel reste largement inexploré. Comme la Commission l’a déjà proposé son plan d’action
relatif à l’efficacité énergétique de 2006, l’utilisation de technologies intelligentes dans le bâtiment peut jouer un rôle essentiel pour réduire la consommation.
Lors d’une conférence sur le potentiel des TIC pour rendre l’économie plus écologique au Sommet européen des affaires
à Bruxelles, la commissaire Reding a déclaré que les TIC étaient partout, mais qu’elles ne sont pas assez utilisées pour aborder les questions liées au changement climatique.
Pour faire face à ce problème, la commissaire a annoncé une série d’actions pour les mois à venir. L’exécutif européen commencera avec la publication d’un document de présentation qui sera suivi d’un forum de parties prenantes et d’une recommandation finale de la Commission européenne. Toutes ces actions auront lieu en 2008, a insisté Mme Reding.
Anticipant les prochaines initiatives, la commissaire a affirmé que, si nécessaire, l’exécutif européen pouvait également examiner les normes obligatoires pour les marchés publics afin de faire un usage plus écoénergétique des technologies de l’information et de la communication. Elle a notamment abordé la nécessité de réduire la consommation excessive dans les villes, les bâtiments et les voitures.
La commissaire a été plus loin, suggérant l’introduction de nouvelles taxes destinées à mettre un terme aux activités polluantes. Avant une audience rassemblant des chefs d’entreprises, elle a précisé son approche en expliquant : si l’on dit que les voitures sont polluantes, les gens sont d’accord mais rien ne se passe. Si l’on augmente les charges sur les voitures polluantes, les réactions seront immédiates et les gens comprendront le problème. Elle a ajouté qu’il fallait agir.
Cependant, la question de la fiscalité est délicate au niveau européen, les Etats membres étant réticents à abandonner leurs compétences sur ce point sensible.
D’après Francesco Serafini, vice-président de Hewlett Packard EMEA, les TIC couvrent 2 % de la consommation énergétique mondiale. Il est possible de la réduire à 1 %, mais la priorité est réduire les 98 % restant.
Selon Craig Barrett, président d'Intel, le vrai défi concerne les gros consommateurs d’énergie. Les TIC peuvent y contribuer. C’est en effet une industrie typiquement anti-inflationniste, qui, avec le temps, donne davantage pour moins cher. Mais le vrai problème est de réduire la consommation lourde.
Pour Tim Cowen, directeur commercial de British Telecom, la solution réside dans le slogan « Communiquer plus et voyager moins », sous-entendant que les gens commençaient à utiliser massivement les vidéoconférences, la baisse drastique des vols et voyages économiserait de l’argent et du carbone.
Les technologies de l’information ont généralement un impact positif sur l’environnement, mais contiennent aussi souvent des substances toxiques et dangereuses et sont loin d’être respectueuses de l’environnement, affirment Lan Yi and Hywel R. Thomas de l’université de Cardiff (analyse d’EurActiv, 20/11/2007).