Lors d'un entretien accordé à EurActiv à l’occasion du World Mobile Congress à Barcelone, un représentant de l'Autorité chinoise de normalisation, Richard Brennan de Huawei, a affirmé qu'il espérait voir un important consortium d'entreprises et d'agences de normalisation signer les premiers documents nécessaires à la création de cette norme.
« Cette initiative a été baptisée « one m-to-m » et les accords devraient être signés à Tokyo fin mars », a déclaré M. Brennan.
De nombreuses « applications » pour les habitations du futur
Les centaines d'applications qui pourraient gérer la technologie des habitations intelligentes sont actuellement régies par des normes individuelles, a expliqué M. Brennan. L'idée est de créer une norme unique.
Cette initiative rassemble les autorités de normalisation qui ont déjà développé une norme unique pour la technologie 3G, mais également beaucoup d'autres organisations, l'objectif étant de créer une norme de service unique pour gérer toutes les applications utilisées dans les maisons intelligentes.
« Dans un premier temps, il faut que l'on se réunissent et que l'on forme une alliance solide pour lancer cette initiative mondiale qui touchera des milliards d'appareils [dans les maisons intelligentes] que nous devons rassembler au sein d'un système en fonction des exigences des utilisateurs », a ajouté M. Brennan.
Cette décision a été prise au moment même où la technologie intelligente pour les habitations doit être lancée sur le marché réel, où son potentiel d'expansion est énorme, selon M. Brennan.
Le marché de l’économie d'énergie dans les habitations
Il a affirmé que cela profiterait aux pays riches, où les consommateurs veulent économiser de l'argent en utilisant des capteurs à économie d'énergie, mais aussi aux pays plus pauvres, où ces capteurs pourraient permettre de contrôler l'approvisionnement rationné en électricité.
M. Brennan a ensuite confirmé que les entreprises concernées avaient entamé des discussions avec les secteurs des assurances et de la santé pour tenter de définir comment la technologie intelligente pourrait permettre aux individus de contrôler leurs systèmes de soins de santé depuis leur domicile.
« Les citoyens ne verront pas l'intérêt de cette surveillance médicale, mais les compagnies d'assurance, en revanche, seront intéressées par le fait d'inclure cette surveillance dans leurs conditions d'assurance, car cela leur permettra de réduire les coûts totaux des soins médicaux en cas de problème », a expliqué M. Brennan.
La bataille réglementaire qui fait rage aux États-Unis et en Europe concernant la technologie et la confidentialité freine toutefois le développement du secteur en suscitant un sentiment d'incertitude, selon lui.
Il a déclaré : « Les États-Unis sont préoccupés par la « liberté d'expression » alors que l'UE s'inquiète quant à la confidentialité. Cette contradiction ne peut pas être contrebalancée. Je pense que ces deux modèles différents font l'objet d'inquiétudes [...] et qu'ils doivent être abordés. »



