Le document de la Commission paru le 29 juin dans le cadre d’une campagne aurait inspiré le président l’institution, José Manuel Barroso.
Deux documents ont été publiés, le premier traitant des « mythes budgétaires de l’UE », l’autre vantant la valeur ajoutée du budget de l’UE.
La Commission avance que la politique de cohésion au cours de la période 2005-2006 a induit un reversement de 2,10 € pour chaque euro versé. D’ici 2020, les reversements devraient atteindre 4,20 € par euro versé.
Selon l’exécutif européen, la politique de cohésion a eu un impact direct sur l’emploi, avec 5,6 millions d’emplois créés en 2009 grâce aux fonds régionaux versés entre 2000 et 2006.
Cela représente en moyenne 560 000 emplois par an de plus que sans la politique de cohésion, affirme le document.
Bénéfices des fonds régionaux pour la « vieille » Europe
Il semblerait que la Commission cherche à démontrer que la politique de cohésion n’est pas seulement bénéfique aux nouveaux Etats membres plus pauvres d’Europe centrale et orientale, mais également aux anciens membres à l’Ouest.
D’ici 2020, Bruxelles estime que les effets cumulés nets sur la croissance du PIB s’élèveront à 4 % en moyenne dans l’UE, et à 3,3 % dans l’ancienne Europe des 15.
Pour sa part, le document polonais a été publié sous la forme d’une brochure de 111 pages sur papier glacé, intitulée Evaluation of benefits gained by EU-15 states as a result of the implementation of cohesion policy in Poland(en français : « Evaluation des bénéfices tirés par les Etats de l’Europe des 15 suite à la mise en place de la politique de cohésion en Pologne »).
La brochure a été distribuée le 2 juillet à 60 journalistes couvrant les thèmes européens, qui ont été invités à un voyage de presse en Pologne par la ministre du développement régional du pays, Elżbieta Bieńkowska.
Cette publication polonaise affirme que pour chaque euro dépensé pour la politique de cohésion en Pologne, les pays de l’Europe des 15 ont reçu un reversement de 36 centimes sous forme d’exportations de biens et services supplémentaires. Pour l’Allemagne, le reversement est estimé à 72 centimes, en raison de « contrats supplémentaires d’exportations ».
Une demande accrue en Pologne augmente de manière significative les exportations d’entités étrangères, c’est pourquoi toutes les parties prenantes bénéficient de la politique, poursuit le document.
Elżbieta Bieńkowska n’a pas caché qu’elle « craignait » que les pressions de la France pour préserver les subventions agricoles et le refus de la Grande-Bretagne d’abandonner son rabais n’aient pour conséquence une réduction des financements de la politique de cohésion de l'UE.
Interrogée quant à l’origine des estimations, elle a cité comme auteur du rapport l’institut de recherche structurelle à Varsovie.



