Ces conclusions rejoignent celles d’un rapport publié cet été (26 juin) que les coopératives disposent de la structure organisationnelle la plus adaptée pour résister à la crise économique qui étouffe l'Europe.
Des représentants des coopératives espagnoles, françaises et italiennes (généralement appelées PME parce qu'elles emploient moins d'employés que les grandes entreprises) ont présenté ces conclusions lors d'un séminaire organisé en même temps que la semaine européenne des PME dont l'un des thèmes principaux cette année est le taux d'emploi des femmes.
Un écart de rémunération plus faible entre les hommes et les femmes
S’exprimant sur les résultats de la recherche menée par l'organisation française des coopératives, CG Scop, Catherine Friedrich a déclaré que trois quarts des répondants à l'enquête avaient indiqué qu'ils étaient satisfaits de leurs opportunités de promotion au sein des coopératives.
Selon elle, ces conclusions sont particulièrement significatives parce que les coopératives sont généralement trop petites pour relever de la réglementation française qui impose aux plus grandes entreprises de garantir aux femmes des possibilités de promotion égales à celles des hommes.
Le même nombre de répondants environ (72 %) a indiqué qu'il n'y avait aucune différence entre les salaires des hommes et ceux des femmes sur leur lieu de travail.
« Même si 20 % ont reconnu qu'il existait des différences entre les salaires, ce résultat doit être placé dans le contexte de la moyenne française, à savoir que les hommes reçoivent des salaires supérieurs de 9 % à celui des femmes pour le même travail, à tous les niveaux », a ajouté Mme Friedrich.
Des résultats similaires en Espagne, en France et en Italie
Les résultats de cette étude française étaient largement similaires aux conclusions d’études menées en Espagne et en Italie. Dans ces trois pays, la grande majorité des femmes qui travaillent dans des coopératives était satisfaite de l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, des opportunités de promotion et de l'accès aux programmes de développement professionnel.
Ces femmes étaient également plus instruites que leurs homologues qui ne travaillaient pas dans le secteur des coopératives. Avec deux enfants en moyenne, leur famille était plus grande que la moyenne dans ces pays.
« Nous avons constaté une augmentation du nombre de femmes employées dans des coopératives aussi bien en 2011 qu'en 2012. Les coopératives constituent un bon moyen de créer des emplois dans les bons moments comme dans les mauvais », a indiqué Paloma Arroyo, directrice de la Confédération espagnole des coopératives de travail associé (COCETA).
En Espagne, les coopératives ont choisi d'utiliser des ressources communes pour « suspendre » des employés qui ne sont pas nécessaires en période de crise. Ils restent inscrits sur la feuille de paie en attendant que les besoins de main-d'oeuvre augmentent dès que la crise se résorbera.
Les coopératives résistent mieux à la crise financière
Plus tôt cette année (le 26 juin), le Comité européen des coopératives de production et de travail associé, des coopératives sociales et des entreprises participatives (CECOP) a publié un rapport qui laisse entendre que les coopératives ont mieux résisté à la crise financière que les entreprises ordinaires.
Le rapport intitulé « La résistance du modèle coopératif » démontre que les travailleurs-membres et les copropriétaires de leurs entreprises définissent des stratégies à court terme et à long terme qui donnent la priorité à la sauvegarde des emplois et à l'innovation.
Paloma Arroyo, directrice de la Confédération espagnole des coopératives de travail associé (COCETA), a expliqué que les résultats des enquêtes espagnoles, françaises et italiennes seront formulés dans un rapport qui sera bientôt publié. Ce rapport donnera une vue d'ensemble complète de l'intégration des femmes dans la main-d'œuvre de ces pays.



