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Changement climatique : Le transport dans l'oeil du cyclone [FR][en][de

Publié: lundi 11 juin 2007   

A l'issue de leur réunion du 8 juin 2007, les ministres des transports de l'UE ont réaffirmé que la législation européenne viserait le secteur du transport, qui connaît de forts taux de croissance et s'avère grandement responsable des émissions de gaz à effet de serre.

Les ministres européens des transports ont souligné le 8 juin 2007 que le secteur des transports "devait lui aussi contribuer de manière significative" à la diminution des émissions de gaz à effet de serre et à la forte réduction de la consommation énergétique de 20% d'ici 2020, dans une "nouvelle stratégie européenne en matière d'énergie pour le secteur des transports". 

Compte tenu des taux de croissance escomptés, autour de 50 % entre 2000 et 2020 pour le transport de marchandises, le secteur des transports jusqu'à maintenant négligé dans les stratégies européennes de lutte contre le changement climatique, devrait prendre une place importante, les gouvernements tentant de respecter leurs engagements en matière d'énergie et de changement climatique (EurActiv 9/03/07). 

En plus de ces mesures visant à plafonner les émissions de CO2 provenant des voitures (Lire notre LinksDossier sur les automobiles et le CO2) et à inclure le secteur aérien  dans le système communautaire d'échange de quotas d'émissions (Lire notre LinksDossier sur le transport aérien et l'échange de quotas d'émissions), le Conseil a également appelé le transport maritime, le transport par voie navigable et le transport ferroviaire à représenter une part plus importante des opérations de transports de marchandises et a déclaré que des efforts supplémentaires étaient nécessaires afin de renforcer ces modes de transports, en priorité sur le transport routier et aérien. 
Les ministres ont néanmoins indiqué que les trains et les bateaux devraient également devenir plus écologiques et plus efficaces et ont ajouté que le calcul des frais d'infrastructure était un élément-clé pour faire en sorte que chaque mode de transport supporte la totalité des coûts de leur "empreinte écologique". La Commission devrait présenter un modèle général pour calculer ces frais d'ici juin 2008. 

Le développement de carburants alternatifs et renouvelables figure également parmi les priorités selon les ministres (Lire notre LinksDossier sur les carburants alternatifs). Cependant, mettant en garde conte les éventuels effets secondaires négatifs  liés au développement des biocarburants, ils ont appelé la Commission à présenter un système de certification des biocarburants en fonction des critères de durabilité qui leur sont applicables et de leur contribution à la réduction des émissions globales de gaz à effet de serre. Ils ont également demandé à la Commission de mettre davantage l'accent sur la démonstration de technologies de production de deuxième génération.

Les ministres ont souligné que la stratégie pour les transports en matière d'énergie ne devrait pas avoir un impact significatif sur la mobilité au sein de l'Europe et ont ajouté que "seules des mesures équitables et présentant un bon rapport coût/efficacité seraient mises en oeuvre" et que, à long terme, ils rendraient l'industrie européenne encore plus compétitive.

Il reste cependant à convaincre des couches importantes de l'industrie, craignant que la lutte solitaire de l'Europe contre le changement climatique ne réduise en fait la compétitivité en augmentant le prix des voitures et du transport aérien, perturbant ces industries de grande importance pour l'économie européenne.

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