En présentant le livre vert intitulé « Vers une nouvelle culture de la mobilité urbaine », le 25 septembre 2007, le commissaire aux Transports Jacques Barrot a formellement ouvert le débat sur la manière de résoudre les maux liés à la mobilité urbaine dont souffre l’Europe.
L’objectif est de créer « des villes fluides et moins polluées, une mobilité urbaine plus intelligente et un transport urbain accessible, sûr et sécurisant pour tous les citoyens européens ». A cet effet, le livre vert suggère entre autres les moyens suivants :
- Promouvoir des styles de vie moins tributaires de la voiture en rendant des solutions alternatives au recours à la voiture (marche à pied, vélo, transports publics, scooter et moto) plus sûres et plus attrayantes, ainsi qu’en encourageant des solutions telles que la voiture partagée ou le covoiturage et en augmentant la « mobilité virtuelle », c’est-à-dire le télétravail et le téléachat ;
- Encourager les villes à mettre en place des systèmes de péage urbain, comme ceux de Londres et Stockholm ;
- Etablir des règles harmonisées pour les zones vertes urbaines, afin de permettre aux autorités locales de mettre en œuvre des mesures comme la piétonisation, les restrictions d’accès ou les péages urbains, sans créer d’obstacles à la mobilité des citoyens et des marchandises ;
- Exploiter les systèmes pour transports intelligents (ITS) pour améliorer la gestion du trafic urbain et l’information des voyageurs ;
- Soumettre l’exploitation des véhicules à des normes minimales de performance harmonisées ;
- Soutenir l’introduction de véhicules propres et économes en énergie par une politique de marchés publics respectueuse de l'environnement, qui signifierait l’internalisation des coûts externes, pendant toute la durée de vie du véhicule faisant l’objet du marché, en utilisant comme critère d’attribution, outre le prix du véhicule, les coûts liés à la consommation d’énergie, aux émissions de CO2 et aux émissions polluantes (voir le LinksDossier sur les marchés publics écologiques) ;
- Enseigner aux nouveaux conducteurs et aux professionnels à réduire leur consommation grâce aux modes de conduite écologique ;
- Limiter l’augmentation de la demande en transport liée à l’étalement des villes (dû à la dispersion des logements, des lieux de travail et des installations de loisirs) grâce à une meilleure planification urbaine, et ;
- Créer un Observatoire européen de la mobilité urbaine pour collecter et exploiter les données et identifier les bonnes pratiques.
Le puzzle financier
La Commission souligne que les besoins financiers sont considérables. Ils comprennent des investissements dans les infrastructures et des terminaux intermodaux, ainsi que des coûts opérationnels, la maintenance et le remplacement du matériel roulant.
Le livre vert conclut : « Le concours financier de toutes les parties prenantes aux niveaux local, régional, national et communautaire est nécessaire ».
Parmi les solutions potentielles, le livre vert répertorie :
- une meilleure identification des sources de financement, tels que les fonds structurels et le Fonds de cohésion, pour des activités propres de transport urbain ;
- le recours aux systèmes de péage urbain ou les redevances de stationnement pour financer les mesures de transport urbain, et ;
- les partenariats public-privé.



