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La Commission a présenté, le 22 juin 2006, une révision de la politique européenne des transports, qui crée plusieurs nouveaux instruments pour accroître la mobilité des citoyens et renforcer la compétitivité de l'Europe tout en tentant de réduire la consommation énergétique et de limiter les impacts négatifs sur l'environnement.
En 2001, la Commission a adopté un Livre blanc
sur la politique des transports afin de relever les défis posés par la croissance rapide du transport de marchandises et de personnes :
Ces objectifs sont toujours pertinents, mais au cours des cinq dernières années, le contexte définissant la politique européenne des transports a évolué :
Le 22 juin 2006, la Commission a publié une communication intitulée "Ppur une Europe en mouvement : une politique des transports pour la mobilité durable", qui propose une révision à mi-parcours du Livre blanc de la Commission de 2001.
L'Union internationale des transports routiers (IRU) a salué le fait que la Commission ne définisse plus le transfert modal comme obligatoire et reconnaisse le rôle économique important du transport routier. Cependant, elle regrette les sous-investissements dans de nouvelles infrastructures routières prévus par le programme des réseaux transeuropéens de transport (RTE) et craint que le système de "tarification intelligente" entraîne des coûts supplémentaires pour les entreprises de transport et les consommateurs. Elle souhaite par ailleurs que l'UE mette davantage l'accent sur le mode de transport le plus propre, le plus sûr et le plus commun : les autobus.
L'EIM (European Rail Infrastructure Managers), regroupement des gestionnaires d’infrastructures en vue du développement d’un espace ferroviaire européen, n'est pas favorable au passage du transfert modal à la co-modalité qui empêchera, selon l'association, l'adoption de nouveaux modes de transport plus écologiques comme le transport ferroviaire. Elle invite donc la Commission à faire progresser son programme de tarification intelligente. Elle soutient également l'intention de la Commission de faire appliquer la législation européenne sur la libéralisation du secteur ferroviaire grâce à des procédures d'infraction, ce qui, selon elle, aura des avantages conséquents pour les consommateurs.
La fédération européenne pour le transport et l'environnement a déclaré que la révision de la politique européenne des transports n'était pas tenable, ne fixait pas d'objectifs clairs de réduction des émissions polluantes et des nuisances sonores et ignorait complètement les objectifs en matière de santé et d'environnement fixés juste six jours plus tôt dans la stratégie européenne en faveur du développement durable (voir EurActiv, 19 juin 2006).