Alors qu’aucune décision n’a été prise lors du sommet de cette année, le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de l’UE, a déclaré qu’il n’excluait pas la possibilité de modifier ou de revoir les objectifs.
Cette fois, l’objectif visant à augmenter la part des biocarburants dans les transports par rapport aux niveaux actuels de 2% à 10% d’ici 2020 a été fixé par les dirigeants européens eux-mêmes. A l’oirigine, cette initiative était considérée comme un bon moyen d’inciter les gouvernements et l’industrie à investir dans les biocarburants afin de réduire la dépendance de l’Europe aux importations de pétrole et de contribuer à la lutte contre le changement climatique.
Pourtant, une myriade d’études et d’analyses d’impact produites par diverses sources l’année dernière ont donné l’alerte : augmenter la production de biocarburants à ces niveaux en se basant sur les technologies actuelles – qui implique principalement la transformation de cultures agricoles en carburant – pourrait avoir des conséquences globalement négatives pour l’environnement.
Entre autres, les préoccupations sont que le secteur agricole serait privé des terres arables dont il a besoin pour répondre à la demande croissante au moment où le réchauffement climatique a déjà engendré désertification dans de nombreuses zones.
De plus, beaucoup remettent en question la capacité des biocarburants à réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre comparé aux carburants conventionnels (lire EurActiv 18/01/08, 11/12/07, 11/09/07, 27/07/07).
L’annonce selon laquelle l’objectif de 10% pourrait être reconsidéré est un signe clair indiquant que les Etats membres commencent à prendre ces avertissements au sérieux.



