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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceLe gestionnaire du réseau ferroviaire français, RFF, développe actuellement une analyse du cycle de vie pour déterminer l’empreinte carbonique des lignes à grande vitesse. Alors que l’étude finale ne sera pas publiée avant juin, il semble déjà clair que la plupart des émissions de CO2 résultent de la déforestation liée à la construction des nouvelles lignes.
Nous avons un mandat politique et juridique pour calculer les émissions de CO2 des transports, y compris des transports ferroviaires, a déclaré Sébastien Gourgouillat, responsable du développement durable chez Réseau Ferré de France (RFF), lors d’une conférence
sur l’avenir du transport ferroviaire européen, qui a eu lieu le 4 mars.
Il a indiqué que RFF, qui détient et gère le réseau français de voies ferrées, développe actuellement un nouveau système et une nouvelle technologie pour évaluer l’empreinte carbonique sur le cycle de vie des nouvelles lignes à grande vitesse (LGV).
L’une de ces lignes, actuellement en construction, est la LGV Rhin-Rhône
de 425 km. Plus précisément : sa branche Est, soit 190 km reliant Dijon à Mulhouse via Besançon. Le coût de la construction de la ligne, s’élevant à 2,31 milliards d’euros, est partagé entre l’Etat français (751 millions d’euros), 17 collectivités locales de Franche-Comté, Bourgogne et d’Alsace (653 millions d’euros), RFF (642 millions d’euros), l’UE (198 millions d’euros) et la Suisse (66 millions d’euros).
Selon RFF, des préoccupations environnementales ont été exprimées dès le début du projet, en 1993. Mais l’étude du cycle de vie analysant l’empreinte carbonique à toutes les étapes du projet – préliminaire, construction, exploitation – pourrait conférer davantage d’importance aux considérations environnementales.
L’étude, a expliqué M. Gourgouillat, prend en compte la déforestation due à la construction des rails tout comme les apports de matériel nécessaires à la construction et le transport de matériaux. La construction de nouvelles gares, la maintenance des rails et les opérations telles que le désherbage, la consommation énergétique des trains, leurs émissions et leurs déchets, sont également pris en compte.
L’étude finale devrait paraître en juin 2009.
La déforestation est clairement le principal suspect pour les émissions, a ajouté M. Gourgouillat, relevant que 40 % de la branche Est de la ligne traversera des forêts denses. Parmi les autres principaux facteurs responsables des émissions figurent les travaux de terrassement et de traitement des sols indispensables avant la pose des rails, ainsi que l’ensemble de l’acier utilisé, a-t-il poursuivi. Enfin, d’autres émissions résulteront notamment de la consommation de carburant, a-t-il conclu.