Siim Kallas, le commissaire aux transports, a profité de la semaine de la mobilité pour lancer hier (18 septembre) une initiative visant à encourager la recherche et l'investissement dans de nouvelles technologies de transport.
« Cette nouvelle initiative contribuera à ce que notre système de transport devienne encore plus efficace, plus durable, plus convivial […] pour nous permettre d'atteindre nos objectifs en matière de mobilité. Elle aura une incidence positive sur la croissance et l'emploi en Europe », a affirmé M. Kallas.
Cette initiative a été annoncée dans le cadre de la semaine de la mobilité qui a mis sur le devant de la scène les transports durables et les alternatives à la voiture dans les villes européennes.
Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen, a déclaré lors d'une audience publique hier (18 septembre) que le moment était bien choisi pour faire le point sur la mobilité dans les villes dans le but d'évaluer les progrès effectués.
Elle a expliqué que bon nombre de villes européennes ne progressaient pas, car elles restaient coincées dans un modèle urbain dominé par les voitures.
L'année dernière, la Commission a adopté une feuille de route pour la prochaine décennie, le livre blanc sur les transports, qui vise un système de transport plus propre, capable de promouvoir la mobilité tout en soutenant la croissance économique.
L'objectif est ici de diminuer fortement la dépendance de l'Europe face au pétrole importé et de réduire de 60 % les émissions de carbone dans les transports d'ici 2050.
Les véhicules au carburant hors de la ville
L'un des objectifs de la Commission est d'écarter des agglomérations les voitures qui fonctionnent à l'essence, et ce d'ici 2050.
« Il est temps de commencer à bouger. La mise en place d'un système de transport durable et efficace renforcera la mobilité tout en réduisant la pollution et en améliorant la qualité de vie des citoyens », a déclaré Janez Potočnik, le commissaire européen à l'environnement.
« Une meilleure planification permettra non seulement d'augmenter la mobilité dans les villes, mais également d'améliorer la qualité de l'air, de réduire les émissions, de diminuer les nuisances sonores et d'assainir l'environnement urbain », a-t-il poursuivi.
La Commission a appelé à une transition nécessaire de la mobilité des citadins surtout basée sur les voitures à une mobilité axée sur la marche et le vélo, des transports en commun de haute qualité et des véhicules particuliers électriques. Il s'agira du principal défi stratégique à relever dans les villes dans les décennies à venir.
Vélos électriques
Selon le livre blanc de la Commission sur les transports, il est possible de rendre les transports urbains propres par le biais de « véhicules particuliers plus petits, plus légers et plus spécialisés », comme les motos.
Dans le cadre de la semaine de la mobilité, l'esplanade du Parlement européen à Bruxelles a abrité une exposition de vélos, de vélos électriques, de scooters et de motos particulièrement adaptés au transport urbain.
Lucien-André Beckers, directeur général d'Electroads, une entreprise de vente de vélos électriques, était présent lors de cette exposition.
L'un des produits présentés, le pédelec, envoie un courant électrique au moteur lorsque le cycliste pédale en côte. Le cycliste peur également utiliser la batterie électrique du vélo pour rouler plus vite. Cette batterie se recharge lorsque le cycliste est en descente.
La batterie de pédelec doit être rechargée tous les 100 kilomètres. Un chargement à sa capacité maximum coûte environ 50 centimes, a expliqué M. Beckers.
« Si vous allez au travail avec ce vélo, vous ne transpirez jamais », a-t-il expliqué à EurActiv avant d'ajouter qu'il le recommandait aussi aux personnes âgées qui pourraient avoir des problèmes de santé, mais ont besoin de faire un peu d'exercice.
« Personnellement j'utilise mon vélo normal, mais de temps en temps j'aime bien prendre mon vélo électrique pour aller dans les bois », a déclaré M. Beckers.
Il a précisé que même si les pédelecs n’étaient pas aussi « verts » que les vélos normaux, mais que les pédelecs et la batterie étaient recyclables.





