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Mettre une annonceLes procureurs ont requis des amendes maximales à l'encontre de l'entreprise pétrolière Total ainsi que l'emprisonnement du gestionnaire et de l'armateur d'Erika, pour leur rôle dans le naufrage du pétrolier, qui a laissé échapper des tonnes de pétrole, dévastant les côtes françaises en 1999.
Après quatre mois de procès, sept des 15 accusés ont été condamnés le 4 juin 2007, pour leur rôle dans le naufrage du navire rouillé et vieux de 25 ans. Ce dernier avait laissé échapper plus de 20 000 tonnes de pétrole sur les côtes françaises, détruisant l'environnement marin et tuant des centaines de milliers d'oiseaux.
Ce déversement accidentel de pétrole a causé des dégâts considérables et incité la Commission européenne à adopter une série de mesures préventives sévères, connues sous le nom de "paquets de mesures ERIKA-I et ERIKA-II
". Un troisième paquet
encore plus strict est actuellement examiné par le Parlement européen et les 27 Etats membres. Le 6 juin 2007, le Conseil devrait conclure un accord politique sur les parties de ce paquet relatives au devoir des Etats membres d'assurer le respect des normes internationales des navires battant leur pavillon ainsi qu'à la compensation des tiers en cas d'accident.
Dans l'affaire Erika, les procureurs ont requis une amende de 375 000 euros pour l'affréteur du pétrolier, Total SA, sur motif de pollution maritime, mais ont abandonné les charges de "complicité de la mise en danger de la vie d'autrui" contre Bertrand Thouillon, le seul employé de Total ayant été poursuivi, demandant sa relaxe.
A l'encontre de la société de classification maritime RINA, qui a délivré le certificat de navigation du navire, le parquet a également réclamé une amende de 375 000 euros.
Les deux procureurs ont par ailleurs requis un an de prison et une amende maximale de 75 000 euros à l'encontre de l'armateur du pétrolier Giuseppe Savarese et du gestionnaire Antonio Pollara tous deux accusés de pollution par "imprudence et négligence" et de "mise en danger de la vie d'autrui".
Ayant "remarqué des anomalies" depuis le début, le capitaine indien de l'Erika, Karun Mathur, a reçu une amende de 10 000 euros pour "pollution", mais les accusations de mise en danger de la vie d'autrui ont été abandonnées, la totalité de son équipage ayant été sauvée.
Près de 110 plaintes ont été déposées jusqu'à ce jour dans cette affaire. Les plaignants cherchent à obtenir 1 milliard d'euros de dommages et intérêts, dont 153 millions d'euros pour l'Etat français et 150 millions pour les régions afin de couvrir les coûts de nettoyage et de repêchage de l'épave.
Le tribunal entendra les accusés à partir du 13 juin 2007, avant de rendre son jugement final fin 2007 ou début 2008.