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L'UE et les Etats-Unis ont promis de coopérer de manière à réduire la contribution mondiale de l'aviation au réchauffement climatique dans le cadre d'un partenariat "Ciel vert". Il est cependant peu probable que l'accord mette un terme à la dispute concernant un projet européen indépendant visant à imposer le système de quotas d'émissions de CO2 à toutes les compagnies aériennes voyageant à travers l'Europe.
Le commissaire aux transports Jacques Barrot et la directrice de l'Administration fédérale de l'aviation aux Etats-Unis (FFA), Marion Blakely, ont annoncé, au Salon du Bourget le 18 juin 2007, que l'Union européenne et les Etats-Unis travailleraient ensemble afin de réduire la pollution provenant du secteur aérien en mettant en commun des fonds pour la recherche et en améliorant leurs systèmes respectifs de contrôle du trafic aérien.
La nouvelle initiative transatlantique AIRE (Atlantic Interoperability Initiative to Reduce Emissions) mettra l'accent sur la gestion du trafic aérien depuis le décollage jusqu'à l'atterrissage. Les deux parties ont déclaré qu'elle contribueraient à accélérer l'application des nouvelles technologies permettant de réduire les émissions, comme le "système du moteur réduit" permettant anx avions d'économiser du carburant, d'émettre moins de gaz à effet de serre et d'être moins bruyants lors de l'atterrissage.
Le partenariat impliquera également l'industrie, notamment les constructeurs aéronautiques Airbus et Boeing, les opérateurs Air France-KLM, SAS, Delta et FEDEX, ainsi que les fournisseurs de services de navigation aérienne.
Marion Blakely estime que les émissions de CO2 pourraient être réduites de pas moins d'un million de tonnes par an.
Jacques Barrot a cependant insisté sur le fait que l'initiative ne constituait "qu'une partie" de la stratégie européenne pour limiter l'impact du secteur aérien sur l'environnement et que l'Union poursuivrait ses projets controversés d'inclure le secteur aérien dans son système de quotas d'échange d'émissions de CO2.
Des responsables américains ont averti qu'étendre ce système à tous les vols entrants et sortants de l'UE, comme la Commission tente de le faire à partir de 2011, serait illégal et ont menacé d'intenter une action en justice si l'UE étendait son système aux compagnie aériennes américaines.
Les efforts de coopération transatlantique comme AIRE pourraient donc rapidement perdre toute leur ampleur face à la bataille juridique imminente.