Les ministres Kenneth Clarke (Parti conservateur) et Danny Alexander (Parti libéral‑démocrate) ainsi que l'ancien ministre Peter Mandelson (Parti travailliste) ont lancé le groupe « Centre pour l'influence britannique » (British Influence) mercredi (30 janvier).
Le groupe a indiqué dans un communiqué, cité par l'AFP, qu'il « rassemblait une armée de partisans afin de lutter contre l'europhobie et de promouvoir programme de réforme et de croissance qui serve l'intérêt national britannique ».
David Cameron a promis le 23 janvier aux Britanniques d’organiser un référendum sur la sortie ou le maintien dans l’UE s’il remporte les prochaines élections, prévues en 2015.
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Le Daily Mail a qualifié cette promesse de « décision provocatrice ».
D'après des exemplaires préliminaires des discours, Peter Mandelson devait déclarer lors du lancement de l'événement que des groupes qui tentent de « détruire » l'influence de la Grande-Bretagne en Europe « ont pu échapper à toute sanction ».
Danny Alexander, un jeune ministre des finances du Parti libéral-démocrate qui forme une coalition avec les conservateurs, devait indiquer que le projet de M. Cameron de rapatriement des pouvoirs majeurs de l'UE « n'avait pas de sens ».
« Nous pouvons offrir une solution plus séduisante : un Royaume-Uni fort et influent en Europe, et donc plus influent dans le monde. Plus fort avec l'Amérique et la Chine, parce que nous sommes au coeur de l'Europe », devait-il dire.
Kenneth Clark devait déclarer qu'il était « évident » et « indispensable » que l'UE avait besoin de réformes pour que le Royaume-Uni « rivalise correctement sur un marché mondial féroce ».
« Le défi réel pour nous alors que nous débattons de notre rôle dans l'UE est de déterminer ce que nous devrions mettre en avant et encourager dans l'UE afin d'en faire une économie plus efficace et une puissance mondiale », peut-on lire dans son discours publié par le Daily Mail.




