Est. 5min 15-09-2003 (updated: 29-01-2010 ) Euractiv is part of the Trust Project >>> Languages: Français | DeutschPrint Email Facebook X LinkedIn WhatsApp Telegram The paper warns that the EU has not properly considered the impact of enlargement on its internal functioning. Summary A la lumière des arguments et des données apportés dans ce papier, l’on peut conclure à un bilan mitigé: si l’Union Européenne n’a pas laissé passer l’opportunité historique que représentait la réunification de l’Europe, elle a par contre négligé la préparation stratégique de l’élargissement. Elle n’a pas assez investi dans l’analyse des conséquences de l’adhésion des dix prochains Etats membres sur son mode de fonctionnement interne. Ainsi, l’acquis communautaire leur a été imposé, malgré leurs différences culturelles, économiques, sociales et politiques. A aucun moment l’Union Européenne ne s’est demandé si il fallait envisager d’adapter, éventuellement de modifier, mais surtout d’améliorer, l’acquis communautaire dans la perspective de l’élargissement, aussi bien l’acquis législatif que l’ensemble des politiques communautaires en cours, telles que la politique agricole commune, la politique de cohésion, la politique de l’emploi ou la politique sociale. Il est grand temps de profiter de l’élargissement en cours pour réformer nos politiques sans plus attendre 2006 ou d’autres échéances. L’Union Européenne n’a pas non plus mis en place des moyens à la hauteur de cet élargissement. La période de pré-adhésion ainsi que les négociations finales qui sont intervenues au Sommet Européen de Copenhague ont montré des Etats Membres avant tout crispés sur leurs propres intérêts nationaux, à la poursuite d’une seule stratégie, saisir l’opportunité de l’élargissement, tout en minimisant son coût pour le fonctionnement des institutions et programmes communautaires. C’est ainsi que les discussions se sont cristallisées sur les aspects financiers, présentant l’élargissement aux opinions publiques comme une opération avant tout budgétaire, mettant en évidence les intérêts divergents plus que les intérêts communs dans la construction de cette UE élargie. Pourtant, il existe, au-delà de ce descriptif à dominante sombre, nombre de raisons de rester optimistes. Tout d’abord, et c’est certainement là l’essentiel, l’enthousiasme de venir participer à l’aventure communautaire est immense de la part des futurs Etats membres, qui embrassent avec élan et détermination l’ensemble des politiques de l’Union, malgré des conditions d’adhésion souvent déséquilibrées. Les résultats récents à leurs référendums sur l’adhésion en apportent la confirmation. Les nouveaux venus apporteront un héritage culturel riche et contribueront à relancer la dynamique communautaire. A nous de ne pas les décevoir à tout jamais par des politiques sociales et de cohésion qui pêchent par leur manque de transparence et de solidarité. Sur le plan économique, même si ces pays ont un retard considérable, tous ont réussi leur transition vers une économie de marché et ont par ailleurs rempli le critère ‘économique’ de Copenhague. Nombre d’entre eux connaissent une croissance rapide, même si l’on peut regretter son aspect parfois éphémère, basé sur l’investissement étranger par définition plus volatile. Et tous ont également réussi à réorienter leur commerce, en direction des pays de l’Union Européenne, On peut légitimement s’attendre à ce que les effets économiques de l’intégration, comme ce fut le cas pour l’Espagne et le Portugal en 1986, soient encore plus importants que ce que semblent désigner les premiers chiffres. Sur le plan social, il est vrai que l’Union Européenne n’a pas toujours compris quels étaient les besoins réels des pays candidats après quarante années de communisme et plus de dix années de transition. Malgré tout, en quelques années seulement, les pays candidats ont mis en place tout le dispositif législatif et institutionnel nécessaire afin qu’ils occupent toute leur place dans le concert européen. Des efforts soutenus en matière de capacité administrative devraient permettre d’assurer progressivement l’anc rage de ces dispositifs dans les pratiques locales et d’entreprise. A ce titre, la préparation à l’adhésion aura sans aucun doute permis à ces pays d’éviter de s’enraciner dans la logique trop néo- libérale qui a caractérisé leurs premières années de transition, lorsque nombre d’entre eux se laissaient séduire par les recettes et formules magiques de la ‘thérapie de choc’. Les négociations entamées par l’UE auront donc déjà permis de rééquilibrer le processus, même si ces pays continuent de bien marquer leur préférence pour une logique individuelle dominée par le libre marché et une faible considération pour les politiques sociales. Cela montre que si rien n’est acquis, rien n’est perdu. L’avenir reste incertain et c’est ce qui doit nous pousser à agir. Des signaux et des politiques plus volontaristes de l’UE dans le domaine social permettraient à ces pays de considérer les éléments d’une politique de cohésion sociale comme faisant partie intégrante d’une économie de marché compétitive. C’est un défi pour l’Europe mais aussi pour d’autres parties du monde, toutes confrontées à l’ère de la globalisation; pour Juan Somavia, Directeur Général de l’Organisation Internationale du Travail: « L’avenir social du monde se joue en Europe, si l’Europe parvient à maintenir son modèle social, ce sera un signe d’espérance pour le reste du monde ». Read the full study on the the Notre Europe website.