French initiatives set to bring young Europeans closer to one another

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While the EU is preparing to welcome ten new Member States, the French government has decided to mobilise in order to better inform young people (whether students or young workers) about the existing opportunities at EU level.

A l’heure où l’Union européenne s’apprête à accueillir dix nouveaux membres et à se doter éventuellement d’une Constitution européenne, le gouvernement français a décidé de se mobiliser pour mieux informer les jeunes citoyens de l’Hexagone de cette actualité. Il participe, avec divers partenaires, à deux actions en ce sens. La première vise à sensibiliser, via les missions locales, les jeunes en difficulté d’insertion sociale et professionnelle aux enjeux de la construction européenne. La seconde a pour but de permettre à 10.000 étudiants européens d’effectuer en 2004 un stage dans une entreprise de l’Europe élargie. Par ces initiatives, la France espère renforcer l’émergence de la citoyenneté européenne chez les jeunes, accroître leurs chances de trouver un emploi sur l’ensemble du continent et augmenter leur participation aux élections européennes de juin prochain.

L’Europe : 150 000 jeunes en parlent dans leurs missions locales

“L’Europe que nous construisons chaque jour ensemble ne doit laisser personne sur le bas côté” a affirmé la ministre déléguée aux Affaires européennes Noëlle Lenoir au début du mois de novembre, à l’occasion du lancement de la campagne d’information baptisée “l’Europe : 150 000 jeunes en parlent dans leurs missions locales”. En effet, pas moins de 15% des jeunes français connaissent des difficultés d’insertion sociale et professionnelle, notamment en raison de leur faible niveau de qualification : ils sont 60 000 à sortir chaque année du système scolaire sans aucun diplôme. Or, l’Europe et les nouvelles chances qu’elle offre s’adressent aussi à eux. Mais pour ces adolescents et ces jeunes adultes en manque de repères, elle reste une inconnue. Une enquête effectuée il y a un an par le Conseil National des Missions locales et la Fondation Dexia a révélé chez cette catégorie une forte méconnaissance concernant les sujets liés à l’Union européenne, voire même un désintérêt. La France a décidé d’agir pour leur faire comprendre qu’ils sont des citoyens européens, et que de nombreux avantages sont liés à ce statut. Durant six mois, 7000 conseillers des missions locales pour l’emploi, qui bénéficient d’une relation privilégiée avec cette jeunesse, leurs parleront individuellement de l’Europe et de ses opportunités.

Des entretiens individuels pour mieux comprendre l’Europe

Les entretiens n’ont pas pour but de transmettre des connaissances sur l’histoire de la construction européenne ou encore le fonctionnement des institutions communautaires. Souvent complexes, ces informations risqueraient de produire un effet contraire à celui recherché, à savoir rapprocher l’Europe de ces jeunes citoyens qui ne peuvent poursuivre des études supérieures. Ces entretiens, basés sur le dialogue et l’échange, ont pour but de les sensibiliser aux enjeux européens, de leur expliquer que l’UE, c’est à la fois la paix, la vie quotidienne et l’avenir. Il s’agit aussi de leur faire prendre conscience de leur rôle de citoyens européens, en les incitant à voter aux élections européennes de juin 2004. La campagne “l’Europe : 150 000 jeunes en parlent dans leurs missions locales” s’achèvera en mai 2004. Pour l’heure, le bilan des premiers entretiens s’avère positif. Le 21 novembre, à l’occasion d’une visite au Havre de Noëlle Lenoir et du président du Parlement européen Pat Cox, les conseillers de la mission locale de la ville normande se sont dits étonnés de l’intérêt manifesté par leur public pour les sujets liés à l’Europe, tout en reconnaissant l’existence de graves lacunes. Grâce à cette campagne, ces jeunes en savent désormais un peu plus sur l’importance de l’UE dans leur quotidien, et sur les droits, notamment sociaux, dont ils peuvent se prévaloir dans l’ensemble de l’Union.

“10 000 stages en Europe”

Le gouvernement français a décidé de ne pas cantonner ses opérations de sensibilisation à l’Europe à la jeunesse qu’on qualifie fréquemment de “défavorisée”. Car l’ensemble des jeunes français, y compris ceux qui bénéficient d’un bon niveau de qualification, n’ont pas encore conscience d’être des citoyens européens. Ils se déclarent avant tout citoyens français et l’Europe reste pour eux une réalité abstraite. Certes, les programmes d’échanges universitaires entre les Etats membres sont un succès, mais trop peu d’étudiants en bénéficient : en France seulement 1% des effectifs inscrits dans les facultés est parti étudier hors des frontières hexagonales dans le cadre du programme Erasmus. Une situation particulièrement préjudiciable à la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur, qui figure pourtant parmi les priorités des Quinze. Autre problème : les stages et les “jobs” d’été, lesquels constituent l’occasion de découvrir le monde de l’entreprise, restent pour l’heure essentiellement nationaux. Partant de ce constat, le ministère délégué aux Affaires européennes à lancé le 21 novembre, au salon de l’Education, l’opération “10 000 stages en Europe”, pour offrir à 10 000 jeunes une chance d’effectuer, en 2004, un stage dans un pays membre de l’Union européenne élargie.

Mettre en relation les entreprises et les jeunes européens

L’opération ” 10 000 stages ” se fonde sur une base pan-européenne. Elle s’adresse non seulement aux jeunes français désireux de partir en stage à l’étranger, mais aussi à leurs camarades des autres pays souhaitant venir en France. Elle s’appuie sur un site internet multilingue (www.10000stages.com), en français, anglais, espagnol, hollandais et allemand, qui met en relation gratuitement les entreprises prêtes à accueillir un ou plusieurs stagiaires sur une période donnée et les étudiants susceptibles d’être intéressés par ces offres. Les sociétés partenaires de l’opération s’engagent à mettre à disposition un éventail significatif de stages dans leurs filiales Cette opération permettra au moins à 10 000 jeunes entre 18 et 25 ans d’enrichir leur curriculum vitae et de faciliter ainsi l’obtention d’un emploi, une expérience à l’étranger étant désormais un vrai “plus” pour les recruteurs. Cela permettra en outre aux entreprises d’élargir, à terme, leur base de recrutement. Bref, il s’agit d’une véritable avancée concrète dans la mise en place de l’Europe de l’enseignement supérieur, qui ne saurait se faire sans une mobilité accrue des jeunes diplômés, ni sans la volonté des entreprises.


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