Rebuilding the European Union

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As French citizens in Benelux countries prepare to elect their first representative at the French National Assembly, Stéphane Buffetaut, a candidate for centre-right and sovereigntist parties, says he will focus, if elected, on closer relations between the European and national parliaments.

Stéphane Buffetaut is a candidate for the Benelux constituency at the French legislative election. He is supported by three parties – the PCD (Christian democrat), the CNP (Independents and farmers) and the MPF (sovereigntist).

The following text is available in Frenc only.

"Français du Benelux, vous vivez au cœur de l’Union européenne et vous êtes nombreux à travailler dans ses Institutions, dans des cabinets de conseils ou d’avocats, dans des sociétés de relations institutionnelles ou pour des entreprises qui souhaitent être présents auprès du Parlement, de la Commission et des représentations permanentes.

Alors que l’élection présidentielle s’est déroulée sur fond de crise de l’euro et de la dette publique, la question européenne n’a été qu’effleurée. Une passe d’armes sur le projet de traité de discipline budgétaire, une vague remise en cause du traité de Schengen et c’est tout… ou presque !

Or l’Union européenne connaît une grave crise de confiance. Les peuples adhèrent de moins en moins au projet tel qu’ils le perçoivent. La classe politique tremble à toute idée de référendum sur l’avenir de l’Union.

Pourtant, les traités fondateurs ont été d’une grande intelligence. Pacificateurs et moteurs de développement après les horreurs et les destructions de la guerre.

Aujourd’hui, le doute a pénétré les esprits. L’euroscepticisme est monnaie courante. Il est grand temps de se départir de formules aussi creuses  que convenues : 'il nous faut plus d’Europe', 'nous devons communiquer l’Europe'…

Nos concitoyens attendent de la clarté sur Qui décide Quoi?, Qui endosse les responsabilités, Qui détermine les orientations ? Ils veulent une Union européenne plus politique, plus protectrice mais aussi plus offensive.

La facilité actuelle réside dans la critique récurrente de la 'bureaucratie européenne' alors même que les services de la Commission sont bien plus accessibles et ouverts au dialogue avec les citoyens que l'administration française et que le processus de prise de décision européen réserve toujours plus de place à la consultation des parties prenantes.

Le problème est principalement politique

Les Gouvernements nationaux peinent à assumer leurs responsabilités en tant que 'législateurs' au sein du Conseil et préfèrent rejeter l'impopularité de certaines mesures adoptées  sur 'Bruxelles', terme aussi commode qu'ambiguë.

Le Parlement européen, quant à lui, épouse trop souvent une posture de 'super Cour des droits de l’Homme', au détriment de son rôle de législateur. De surcroît, le mode d’élection/désignation des eurodéputés les éloigne des électeurs et des citoyens.

Enfin la Commission, organe mi-politique mi-administratif, souffre d'un lourd déficit d’identité. De stratégies en communications, elle se discrédite de jour en jour, en adoptant de nébuleuses politiques incompréhensibles pour les citoyens, tout en imposant une ligne libérale et concurrentielle qui effraie.

Sans doute une réforme audacieuse consisterait dans la fusion des rôles du Président du Conseil et de celui de la Commission. Cette présidence unique bénéficierait de la double légitimité démocratique des Gouvernements et du Parlement. Au quotidien, une coopération administrative plus loyale entre les Etats Membres permettrait également  une application plus concrète des textes européens, au bénéfice des citoyens.

Elu député des Français résidant au Benelux, j’aurai à cœur de renforcer les liens entre le Parlement européen et notre Assemblée nationale en m’investissant dans la délégation pour l’Union européenne. Réciproquement, je me ferai un devoir d’interpeller les membres du Gouvernement sur leur rôle de législateur européen au sein du Conseil.

Je serai attentif à mettre en œuvre les nouvelles compétences reconnues aux parlements nationaux par le traité de Lisbonne, notamment en matière de contrôle de subsidiarité. Les élus à l’Assemblée nationale doivent aussi être des relais entre l’Union européenne et les citoyens, puisque ce sont eux qui transcrivent le droit européen en  droit français.

Nul ne sait où il va si il ne sait d’où il vient !

C’est pourquoi j’affirmerai sans complexe que la civilisation européenne trouve son origine dans la philosophie grecque et le personnalisme chrétien.

La construction européenne a été l’œuvre politique la plus originale et la plus constructive du XXème siècle dans le monde.

Nous devons en préserver l’esprit en l’adaptant aux nécessités politiques contemporaines.

Si elle veut faire reconquérir la confiance des peuples, l’Union européenne doit être plus protectrice au cœur de la mondialisation, plus convaincue de la richesse de  ses valeurs morales et culturelles, plus respectueuse des nations qui la compose, plus proche des citoyens."

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