Est. 4min 02-03-2005 (updated: 29-01-2010 ) Euractiv is part of the Trust Project >>> Languages: Français | DeutschPrint Email Facebook X LinkedIn WhatsApp Telegram In this speech (in French) delivered before the United Nations’ Economic Commission for Europe, former Commissioner Pascal Lamy emphasises the need to adapt the existing multilateral institutions to the challenge of global interdependence, and claims that the European Union provides a good model for the rest of the world. Introduction (in French): Que les interdépendances du monde d’aujourd’hui soient sans commune mesure avec celles du monde d’hier tient de l’évidence. Que nos systèmes institutionnels restent très largement dimensionnés dans le cadre des Etats -nations d’hier aussi. Que cet écart qui s’est creusé entre des défis globaux et des modes d’élaboration des solutions qui restent d’abord locaux fasse problème n’est donc, logiquement, plus contesté aujourd’hui. Et la question n’est pas de savoir si, oui ou non, nous avons besoin de davantage de gouvernance globale. Elle est de savoir combien de gouvernance est nécessaire, et surtout, pour passer à l’action, comment procéder. Je ne m’étendrai pas sur la question du « combien » de gouvernance. C’est une question politique et philosophique de première importance. Mais elle oppose, durablement, diverses conceptions des sociétés humaines et de la conduite de l’économie. Entre les libéraux et les interventionnistes, entre les partisans d’une économie de marché pure et dure et ceux d’une régulation sans laquelle, à leurs yeux, l’optimum ne peut être atteint. Je ne m’y étendrai pas pour une raison simple : les plus libéraux eux-mêmes partagent le diagnostic de l’insuffisance de la gouvernance globale que je faisais à l’instant. Et je leur cède volontiers de ce point de vue un principe fondamental de l’ordre démocratique : la gouvernance doit être de préférence locale et, si nécessaire seulement, prendre des formes plus éloignées des groupes humains qu’elle doit servir. L’intérêt général n’est général que s’il a besoin de l’être. C’est ce que Saint Augustin puis Althusius ont appelé le principe de subsidiarité. Partons donc de ce bon principe, et ne nous montrons disposés à davantage de global en matière de gouvernance que si la preuve de cette nécessité pour le bien commun peut en être faite. Reste alors la question du comment. Elle est, à mes yeux, essentielle. Comment gérer mieux des interdépendances ? Ce débat agite la communauté internationale en permanence. Il suffit de considérer les débats sur la réforme du système des Nations Unies. Ou, plus prosaïquement, la montée des schémas de gouvernance régionale sur les continents de notre planète : MERCOSUR, communauté andine, communauté des Etats d’Amérique centrale, communauté des états d’Afrique occidentale, communauté des états d’Afrique centrale, COMESA, SADEC, Union africaine; ASEAN, sur le continent asiatique. Il me suffit aussi de rappeler les centaines de fois où j’ai été questionné, durant ces cinq dernières années sous toutes les latitudes et longitudes, sur l’expérience de la construction européenne, et sur les leçons à en tirer. Je vais vous livrer ma réponse à ces questions, et les conclusions que j’en tire à ce stade. En essayant d’abord de vous décrire aussi simplement que possible le paradigme de l’intégration européenne. Puis de caractériser, en comparaison, les prémices d’intégration mondiale tels que je les perçois aujourd’hui. Pour en tirer, pour finir, quelques enseignements pour l’action. En reprenant, en quelque sorte, la méthode, l’approche qui firent le succès de Gunnar Myrdal. Please click here to read the full text of Pascal Lamy’s speech (in French). Subscribe now to our newsletter EU Elections Decoded Email Address * Politics Newsletters