Evolution of exchange rates in the future EU Member States

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The paper forecasts the likely developments of the exchange rates of the future EU Member States’ currencies.

Le début de l’année 2003 a été marqué par quelques turbulences sur les marchés des changes des pays de Visegrad, en particulier après les attaques spéculatives sur le forint en janvier. La volatilité de ces devises va-t-elle se réduire à court terme ?

Le zloty et le forint malmenés au premier semestre

Hormis pour les pays qui ont adopté un ancrage fixe vis-à-vis de l’euro dans un système de caisse d’émission, à savoir la Bulgarie, l’Estonie et la Lituanie, les devises des PECO ont toutes marqué un mouvement de recul par rapport à la monnaie unique depuis le début de l’année.

En Pologne, le zloty n’a pas pu bénéficier d’une dynamique positive liée au sommet de Copenhague fin 2002 et au résultat positif du référendum en juin, du fait de la rupture de la coalition SLD-PSL en début d’année et de l’évolution préoccupante des finances publiques, les réformes annoncées par le ministre démissionnaire Kolodko ayant été reportées sine die.

En Hongrie, les soubresauts ont été en revanche impulsés par l’absence de lisibilité de la politique monétaire. Si la baisse surprise des taux d’intérêt de 200 points de base avait mis fin avec succès aux attaques spéculatives jouant l’appréciation du forint, la décision le 4 juin d’abaisser la parité centrale avec l’euro de 2,26% (équivalent à une dévaluation de la devise) a été mal accueillie par les marchés. La Banque Centrale a alors été contrainte de remonter fortement ses taux d’intérêt (de 300 points de base en deux fois) pour éviter une trop forte dépréciation de la devise hongroise (qui a tout de même perdu près de 10%).

Les fondamentaux ne plaident pas pour une appréciation à court terme…

Au delà de l’accroissement de la volatilité à court terme, les baisses du zloty et du forint traduisent avant tout un mouvement de correction après une forte appréciation en termes réels* de ces devises en 2001 et au début 2002. Après avoir joué la convergence avec la perspective d’une adhésion proche, les marchés semblent se focaliser davantage sur l’analyse des fondamentaux de ces économies qui se sont plutôt dégradés. En dépit d’une bonne résistance de la croissance, la persistance de déficits commerciaux élevés et la dégradation des finances publiques constituent en effet des facteurs de faiblesse qui risquent de peser sur les devises, d’autant plus en cas de ralentissement des IDE.

D’ici la fin de l’année, il est donc peu probable d’assister à une inversion de tendance et une appréciation des monnaies des pays de Visegrad vis-à-vis de l’euro. Toutefois pour la couronne slovaque, des évaluations de parité ” d’équilibre ” à partir de modèles économiques indiquent qu’il existe une marge d’appréciation non négligeable, à condition que la résorption du déficit commercial se confirme et que l’ambitieux plan de réformes des finances publiques soit effectivement mis en oeuvre.

…d’autant que la perspective de l’adhésion à l’euro s’éloigne.

Comme le montre les Programmes Economiques de Pré-adhésion récemment adoptés par les gouvernements des PECO et transmis à la Commission, les difficultés rencontrées pour réformer les finances publiques conduisent à repousser le calendrier d’adoption de l’euro. Pour la République tchèque et la Pologne celle-ci ne serait pas envisagée avant 2009.

Dans ce contexte, le choix de la Hongrie d’intégrer le mécanisme de change MCE 2 dès son adhésion à l’Union Européenne en 2004 peut apparaître comme surprenant. Bien que le régime de change actuel soit identique formellement, la participation prolongée à ce mécanisme (4 ans au lieu des 2 nécessaires) donnera autant d’occasion aux spéculateurs de tester la parité centrale retenue.


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