Euronews: Licence fee would boost quality of news media

A European licence fee could help broadcasters to maintain a quality and independent news service, says Euronews' boss Philippe Cayla in an interview with EURACTIV. [Shutterstock.com]

A European licence fee could help broadcasters to maintain a quality and independent news service, says Euronews’ boss Philippe Cayla in an interview with EURACTIV.

Philippe Cayla has been chairman and CEO of Euronews since 2003. 

He was speaking to EURACTIV’s Managing Editor Daniela Vincenti-Mitchener.

To read a shortened version of the interview in English, please click here.

Euronews vient d’ouvrir un grand bureau à Bruxelles. Vous avez autour de 6 millions de téléspectateurs, quelles sont vos ambitions maintenant ?

Les ambitions sont vastes. Euronews est un projet qui a démarré il y a presque 20 ans maintenant. Ça a démarré en 92. À l’époque ça avait été créé par l’UER (Union européenne de radio-télévision) pour faire concurrence à CNN.

Et donc aujourd’hui on peut dire que le but a été atteint parce que nous battons CNN en Europe. Nous avons avec les 6 millions de téléspectateurs par jour une audience à peu près quatre fois celle de CNN. ON peut dire que l’objectif a été atteint.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là évidemment. Nous avons toujours des progrès à faire, à la fois en Europe et hors d’Europe. Parce que comme on dit de Janus nous avons deux faces. Nous sommes la chaînes préférées des Européens et nous somme le visage de l’Europe dans le reste du monde.

Alors en Europe proprement dit nos ambitions sont d’améliorée la couverture des affaires européennes, grâce au bureau de Bruxelles dont vous avez parlé, avec des émissions qu’on a lancé en début d’année que vous connaissez : The Network et U Talk, les deux principales présentées par Chris Burns et Alex Taylor.

On espère aussi développer des langues européennes supplémentaires. Aujourd’hui on a dix langues. On a les grandes langues de l’Europe de l’ouest avec français, anglais, allemand, italien, espagnol et portugais.

Il nous manque des langues de l’Europe de l’Est comme le polonais donc on vient de démarrer un service limité. On espère pouvoir démarrer un service complet à la fin de l’année et pourquoi pas d’autres langues européennes ?

Et puis hors d’Europe on se développe. Aujourd’hui Euronews atteint 350 millions de foyers dans le monde, ça fait 1,4 milliards de personnes, 20% de la population mondiale. Avec ces dix langues Euronews peut être compris par 50% de la population mondiale, plus de 3 milliards de personnes.

Notre objectif c’est d’aller de 20% à 50% de pénétration dans le monde, soit en utilisant des moyens classiques c’est-à-dire câble, satellite, ADSL, soit les nouveaux médias. Les nouveaux médias sont un facteur de pénétration très important. En fait c’est tout ce qui est basé sur internet. Que ce soit fixe, internet,  la télé connectée, les mobiles ou les tablettes.

Donc on commence à contracter avec les fabricants de télés connectées, les fabricants de tablettes, avec l’idée d’être partout, d’être disponible partout dans le monde.

Evidemment vous avez fait des choix linguistiques stratégiques : Pourquoi avoir privilégié langues étrangères comme l’arabe et le turc, plutôt que des langues européennes alors que les citoyens européens ont du mal a comprendre l’Europe ?

D’abord, “l’Europe” de référence d’Euronews ce n’est pas l’Union européenne c’est l’UER. C’est-à-dire Euronews a été créé dans le cadre de l’UER. L’UER c’est 54 radios-diffuseurs publiques dans 54 pays différents qui vont de l’Atlantique au Pacifique puisque la Russie en fait partie. De la Laponie au Sahara puisque tous les pays méditerranéens en font partie.

Donc notre Europe est plus vaste que l’Union européenne. Et donc c’est pour ça que nous avons parmi les actionnaires importants les Russes, les Turcs, les Marocains. Et c’est pour ça que nous avons lancé le russe, le turc, l’arabe et le persan, qui sont les quatre langues non-européennes d’Euronews.

D’une certaine manière nous intégrons dans notre raisonnement non seulement l’Union européenne mais aussi la politique de voisinage, vers l’est et vers le sud.

On peut donc dire qu’on a anticipé l’Union européenne telle qu’elle se voit elle-même, telle qu’elle envisage son futur. Pour nous c’est important d’être Européens mais aussi ouvert vers l’Europe élargie et pourquoi pas le reste du monde. A l’avenir les langues qu’on créera seront moitié-moitié européennes et non. On peut sortir aussi de l’Europe au sens large. On peut aller vers l’Asie, il nous manque les langues asiatiques, il nous manque le chinois, le japonais, le coréen, le hindi et les langues africaines pourquoi pas…

Est-ce que la géopolitique joue un rôle dans le choix d’une langue plutôt qu’une autre ? Est-ce que vous visez à ce que Euronews fasse partie de la politique étrangère de l’Union de même que la BBC est financée par exemple par le Foreign Office ?

Aujourd’hui ce n’est pas le cas et Euronews est dans une situation intermédiaire. Euronews a été créé par des radios-diffuseurs publics et donc est indépendant des autorités européennes même si on a financement qui vient de Bruxelles mais on n’est pas encore dans la situation de BBC World par rapport au gouvernement britannique ou France24 par rapport au gouvernement français.

On n’est pas un instrument de soft power. Bon, je ne suis pas sûr que mes actionnaires souhaitent que ce soit le cas et le fait est qu’on est perçu un peu comme ça en dehors de l’Europe. On est perçu comme une voix européenne, une voix officielle de l’Europe.

C’est une ambiguïté mais qui finalement nous sert parce que du coup tous ceux qui s’intéressent à l’Europe au sens large, que se soit des hommes politiques, des hommes d’affaires, des gens de la grande culture etc., ils savent qu’en regardant Euronews ils ont une vision d’ensemble de l’Europe.

Donc on n’est pas un instrument de soft power traditionnel mais on l’est un peu à l’européenne c’est-à-dire de manière non-officielle, de manière informelle, on est dans la bulle de “l’image de l’Europe”, si vous voulez. On est un élément indépendant dans une bulle globale qui est l’image de l’Europe.

Vous parlez d’indépendance. Lors du lancement du nouveau bureau d’Euronews à Bruxelles la Commissaire Reding à encouragé Euronews à être un peu plus critique de ce qu’elle a été jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi croyez-vous qu’elle ait dit cela et y-a-t’il des garanties pour maintenir avec le support public une véritable indépendance éditoriale ?

L’indépendance elle est là. Mes actionnaires ont toujours dit qu’ils se sentaient parfaitement indépendants. Il n’y a jamais eu d’intervention politique ni de la Commission ni du Parlement.

En plus on est très protégé parce qu’on a 21 actionnaires qui sont tous issus du service public est aucun n’est majoritaire. Donc il ne peut pas y avoir d’influence sur Euronews.

Le financement européen ne fait que le quart de notre chiffre d’affaires. Je ne dis pas que ce n’est pas important mais nous ne sommes pas totalement dépendant du financement européen comme peut l’être France24 à l’égard du gouvernement français ou Deutsche Welle du gouvernement allemand. On est indépendant.

Alors si le ton n’est pas jugé assez critique il y a deux raisons. La première c’est que le ton général de la chaîne c’est une sorte… le slogan c’est pure, c’est la transparence, la neutralité au sens où les journalistes ne sont pas censés donner une opinion et c’est dans la structure de la chaîne.

Dans la définition de la ligne éditoriale les journalistes sont censés retracer les faits de la manière la plus neutre et indépendante que possible mais il n’y a pas d’expression d’opinions. Les expressions d’opinions viennent des personnes que l’on interviewe sur la chaîne. Les personnes que l’on interviewe elles ont effectivement des opinions, elles peuvent être très tranchées et certaines très critiques.

Il y a un deuxième facteur qui est un facteur plus humain. Les gens qui travaillent à Euronews ne sont pas des anti-européens c’est sûr. On ne choisit pas de travailler chez Euronews si on est anti-européen. Les gens qui viennent travailler à Euronews ont une certaine empathie européenne et s’intéressent au projet européen. Donc ils ne sont pas spontanément enclins à critiquer tout ce qui est européen.

Ils essayent de garder une sorte neutralité bienveillante dans le reporting qu’ils font pour la chaîne. Il est certain qu’on veut avoir des critiques acerbes, soit on écoute les gens qu’on interviewe qui sont anti-européens, soit on regarde les chaînes nationales qui sont assez systématiquement anti-européennes. Mais je dirais que le lobby anti-européen et déjà assez bien servi !

Donc à la limite qu’il y ait une chaîne qui soit plus neutre, qui soit moins anti-européenne que la moyenne je ne pense pas que se soit nuisible et je ne vois pas pourquoi dans l’Union européenne on chercherait systématique à lui taper sur la tête à partir du moment que tout le monde considère que c’est dans notre avenir de toute façon. Autant voir les choses du bon côté.

Comment pensez-vous qu’Euronews a contribué au renforcement de la couverture européenne en Europe ? Vous l’avez souligné les correspondants à Bruxelles donnent toujours une ligne nationale, se souciant peu de la vision pan-européenne. Est-ce que vous croyez qu’Euronews a réussi à donner cette vision?

Comme vous le dites très bien les chaînes nationales ont un agenda national donc elles parlent des politiques qui intéressent leur pays et en général lorsqu’ils parlent d’un sujet ils interrogent un homme politique de leur pays et quelqu’un de la Commission ou du parlement. Nous avons un spectre plus large sur la politique européenne : on montre son application dans plusieurs pays et on interroge des gens de pays différents.

Il et claire qu’Euronews n’a pas une audience comparable aux chaînes nationales. Ça reste une audience niche pour deux raisons. D’une part, on n’a pas des moyens extraordinaires, on reste sous-financés par rapport aux chaînes nationales. Une autre raison c’est qu’on reste une chaîne essentiellement diffusée par câble et satellite, c’est-à-dire dans des bouquets payants.

On a un peu de diffusion gratuite sur les réseaux de nos actionnaires, qui peuvent nous reprendre de temps en temps pour une heure ou une demi-heure par jour. Mais on n’a pas accès aux réseaux internationaux donc on ne peut pas être vu par tout le monde tout le temps.

Evidemment on essaye de contribuer à l’opinion européenne mais en fait on atteint des gens qui s’intéressent à l’Europe. Idéalement pour atteindre tout le monde il faudrait qu’Euronews soit distribué dans toute l’Europe en TNT, gratuite, pour que tout le monde puisse regarder Euronews dans sa langue. Mais, ça coûte cher et on n’en est pas encore là. Tout est une question de moyens, mais peut-être un jour on y arrivera.

Quel est votre souhait pour y arriver ? Dans quelle année ?

La conversion des fréquences analogiques en numériques va se terminer vers 2012-2013-2014 selon les pays. Mon idée c’est que les pays de l’Union européenne prennent conscience qu’Euronews est un élément essentiel d’intégration et qu’il faut consacrer une partie de leur ressources à Euronews.

Je ne sais pas quand. On a fait le calcul qu’Euronews en TNT dans toute l’Europe coûterait 50 millions d’euros par ans. C’est à la fois cher et pas cher. C’est cher en absolu mais ce n’est pas cher si vous pensez que pour ce prix là vous avez une chaîne multilingue disponible dans toute l’Europe gratuitement. C’est mon souhait, c’est mon objectif. Alors peut-être j’y arriverai avant la retraite.

Au sujet de la politique de communication de l’Union européenne. La précédente commission a essayé de décentraliser la communication et avait souhaité créer des networks de TV locales et régionales. Madame Reding a plutôt opté de donner plus de ressources a Euronews. Croyez-vous que recentraliser l’information européenne soit une bonne politique ?

En fait Euronews concilie les deux. C’est à la fois la centralisation et la décentralisation puisqu’elle est l’illustration parfaite justement de l’unité dans la diversité, le slogan de l’Union, parce que vous avez l’unité du programme et la diversité des langues.

Et donc Euronews c’est à la fois un produit centralisé, c’est-à-dire qui est fabriqué dans un lieu unique à Lyon, mais en même temps qui est diffusé dans chaque pays.

Je pense que la Commission, sur la base d’un rapport d’évaluation qui a été fait par un cabinet indépendant a conclu qu’Euronews pouvait présenter le meilleur rapport qualité-prix pour la communication audiovisuelle européenne.

Je plaide un peu pour la chapelle. Mais je pense que la décision de la Commission de recentrer sur Euronews avec la capacité de la Commission de développer de nouvelles langues – par exemple le polonais, peut-être le roumain et le grec.

Si Euronews était diffusé dans les 10 ou 15 langues principales partout en Europe ça serait un instrument centralisé, avec une conception éditoriale centralisée, mais en même temps qui atteint tous les citoyens au même titre que n’importe quelle chaîne locale.

C’est un message qui est contrôlé, qui est en même temps audible, perceptible par tous les citoyens de l’Union.

Donc il me semble qu’Euronews offre la meilleure combinaison centralisation-décentralisation pour la télévision européenne. Et je pense que c’est pour ça que Madame Reding a décidé de renforcer les moyens d’Euronews. Elle a fait le même constat.

Mais ne croyez-vous pas que peut-être d’autres télévisions devraient parler plus d’Europe? Et effectivement en donnant du support à d’autres médias on créerait un effet multiplicateur ?

Mais nous on permet cet effet multiplicateur puisque tous nos programmes peuvent être repris par des télévisions locales et nos actionnaires reprennent nos programmes.

Combien de reprises y-a-t-il?

Et bien aujourd’hui la moitié de notre audience dont nous avions parlé tout à l’heure c’est des reprises locales. En fait la moitié, 3 millions, c’est la diffusion câble et satellite d’Euronews 24 heures sur 24. Et l’autre moitié de 3 millions c’est les reprises locales à des réseaux locaux.

Alors il y a une quarantaine de chaînes qui reprennent nos programmes.

Nous on n’empêche pas le TV locales de reprendre nos programmmes. Peut-être que la Commission pourrait les inciter à reprendre plus les programmes d’Euronews.

Je tire peut-être un peu trop la couverture d’Euronews mais on ne fait pas mieux pour la couverture des affaires européennes.

Donc le mieux c’est de diffuser Euronews dans les langues locales. On pourrait d’ailleurs le faire dans des langues régionales aussi. J’ai passé du temps en Espagne et il y a les Catalans, les Galiciens, les Basques…

Ceci dit il y a quand même un déficit démocratique sur l’Europe. Euronews est un des outils, mais il faudrait quand même trouver d’autres canaux qui puissent parler d’Europe qui ne soient pas seulement Euronews ou des reprises d’Euronews.

Pourquoi ? C’est bien Euronews !

Pour faciliter une fermeture du gap démocratique européen?

Oui mais Euronews peut le faire. Donnez plus de moyens à Euronews, et Euronews peut tout faire.

Je veux vous poser une question sur l’Initiative citoyenne. Ça a été une des grandes innovations du Traité de Lisbonne. Croyez vous qu’elle puisse rapprocher les citoyens de l’Europe ?

Ce que je sais c’est que ce n’est pas encore en place et que ça se mettra en place l’année prochaine et elle permettra s’il y a 1 million de signature de mettre sur la table des projets de directives.

Ça paraît une très bonne chose. Ça existe déjà au niveau national – je sais que ça existe en France. De toute façon ça va dans le sens de l’histoire. Après il faut analyser les propositions.

Évidemment les fonctionnaires de la Commission européenne qui sont censés représenter l’intérêt général devront filtrer, car ce n’est pas parce qu’il y a 1 million de signatures que c’est forcément bon pour les 500 millions d’Européens. Il faut s’assurer qu’il ne s’agit pas de défenses de particularismes locaux, professionnelles ou de tout autres types.

Les médias ont ressenti la crise économique juste après avoir eu a gérer l’émergence d’internet. Croyez-vous souhaitable un soutient public renforcé pour certains médias de facon à maintenir une presse de qualité ?

Une question délicate effectivement. En fait l’idéal serait que les médias se financent par eux-mêmes, ça c’est sûr. Le problème du soutien public a été bien résolu dans les grand pays comme la Grande-Bretagne, l’Allemagne, un peu la France et l’Italie.

C’est un soutien public qui passe par des organisations indépendantes et pas par les gouvernements. Malheureusement la redevance européenne je ne la vois pas venir de si tôt.

Idéalement il faudrait une redevance européenne et que cette redevance soit redistribuée par une organisation indépendante à un certain nombre de médias publics européens. Mais on en est très loin aujourd’hui.

Aujourd’hui on est dans l’industrie privée, les médias sont privés, et doivent se financer par la publicité ou l’abonnement.

Qui est un vieux système … et le manque de moyens dans certains cas a abouti a un manque d’approfondissement, de journalisme de qualité …

C’est le système de la presse privée. En fait il y a moins d’approfondissements parce qu’il y a moins de journalistes, il y a moins de journalistes parce que les journaux se portent moins bien, les journaux se portent moins bien parce que les gens regardent la télé. C’est la télé et internet.

Moi j’adore lire la presse malheureusement c’est peut-être en voie de disparition. Il faut dire ce qui est !

Quel est à votre avis le défi majeur pour une chaîne comme Euronews ?

Le défi majeur c’est probablement justement de réussir le passage au monde de l’internet puisqu’aujourd’hui on est sur les moyens classiques etc. et l’avenir c’est internet, c’est les vidéos à la demande, c’est le zapping permanent… Il faut donc une politique de marque. Et dans un univers très concurrentiel où il y a des centaines ou des milliers d’offres, il faut que les gens se disent “tiens je vais regarder Euronews” et pas X, Y ou Z.

C’est la défense de la marque dans le monde internet. C’est ça le défi majeur. Il faut faire en sorte qu’Euronews soit reconnu comme une marque de qualité dans un monde où il y a tellement d’offre que les gens se perdent. Et ceci dans le monde entier. Donc ce n’est pas une affaire facile.

Vous avez été à la tête d’Euronews depuis le 24 Avril 2003. Si vous regardez votre bilan passé, que voudriez vous avoir accompli que vous n’avez pas encore accompli?

Le fait que les Allemands ne soient pas dans Euronews. Euronews est une entreprise européenne sans partenaire allemand. Pour l’instant ça reste un échec effectivement. J’essaye depuis 2003 et j’essaye de faire en sorte que les Allemands s’intéressent à Euronews.

Les Allemands faisaient parti du groupe de travaille d’Euronews en 1992 et ils se sont retirés quand le choix du siège a été fait pour Lyon. Et en Allemagne, il y a un mot d’ordre Standort Deutschland:  Si ça se fait en Allemagne c’est bien et si ce n’est pas en Allemagne ce n’est pas bien. Donc ils se sont retirés d’une manière assez anti-européenne je dois dire.

Et donc depuis 2003 je fais le tour de l’Allemagne. En Allemagne ce n’est pas l’État fédéral qui décide c’est les 16 Länder donc il faut faire le tour des 16 Länder un par un. Et en plus, en Allemagne, c’est un pays de consensus. Il faut qu’ils soient tous d’accord et pour l’instant je n’ai pas réussi à les mettre tous d’accord. Voilà c’est ça mon échec !

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