Interview with Daniel Guéguen on the scrutiny of Brussels lobbyists

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A professional body that would certify the aptitudes and integrity of lobbyists in Brussels should be at the heart of attempts to prop up ethics in lobbying, public affairs veteran Daniel Guéguen has told EURACTIV in an interview.

Interview avec Daniel Guéguen, CEO de CLAN Public Affairs et Président Exécutif du European Training Institute (ETI)

Read the shorter version of this interview [in English]

 

M. Guéguen, en tant que fondateur et dirigeant du cabinet de consultant CLAN Public Affairs, que pensez-vous des déclarations du Commissaire Siim Kallas sur la nécessité d’instaurer des règles de transparence dans le lobbying à Bruxelles ?

Je pense que le Commissaire Kallas fait bien de s’intéresser à la question et de renforcer la transparence de nos activités. Mais il devrait aussi s’intéresser à la transparence au niveau de la Commission, car rien n’est moins transparent que la Comitologie et autres comités ou groupes d’experts.

Vous aviez dit en février que la récente révision du code de conduite SEAP était un premier pas dans la bonne direction vers plus d’éthique dans le lobbying. Qu’est-ce qui, selon vous, constituerait un deuxième, voire un troisième pas ?

La deuxième étape, ce serait de délivrer une sorte de certificat de compétence en matière de pratique des ‘public affairs’ européennes. Il faudrait établir une sorte de brevet de praticien en affaires européennes qui, dans mon idée, aurait différentes entrées. Il ne serait pas nécessaire d’avoir un diplôme universitaire particulier parce qu’on peut très bien être un excellent lobbyiste en étant ingénieur, scientifique, juriste ou n’importe quoi d’autre. Mais peut-être pourrait-on exiger trois ans de pratique professionnelle dans une association ou une entreprise. Peut-être pourrait-on imaginer quelques formations additionnelles, sans doute pourrait-on penser qu’il faudrait un casier judiciaire vierge et avoir un ou deux témoins de moralité. Pour moi, ce serait une étape vraiment importante parce que je pense que notre profession n’a pas une bonne image.

Quelles sont selon vous les raisons de la mauvaise image du lobbying ? 

J’en arrive à la troisième étape : je pense que l’objectif est de créer un ordre professionnel des ‘public affairs’, de la même façon qu’il y a un ordre des avocats, ou un ordre des architectes. Je crois qu’il est fondamentalement important d’avoir un ordre professionnel.

Ce qui reviendrait à établir des critères obligatoires pour entrer dans la profession ?

Absolument. Mais à condition d’établir des critères adaptés, parce que, encore une fois, ce n’est pas parce qu’on est scientifique ou ingénieur qu’on ne peut pas entrer dans notre profession. Bien sûr, ceci ne pourra se faire qu’en dialogue avec les autorités publiques européennes, mais je suis totalement convaincu de la nécessite d’avoir un ordre professionnel. Cela me parait fondamental parce que n’importe qui peut devenir ‘public affairs’ sans aucune garantie de compétence ou d’honnêteté.

L’idée n’est pas seulement qu’il y ait une reconnaissance professionnelle ou un brevet de bonne vie et moeurs, il faut aller plus loin. Il y a au moins trois autres thématiques qui pour moi sont extrêmement importantes. La première, c’est qu’il faut aller vers une interdiction des associations de fait. Je considère comme totalement inacceptable que l’on puisse tolérer des associations de fait qui travaillent avec les autorités européennes.

Vous parlez de droit belge, de statut juridique ?

Oui, de droit belge. Aujourd’hui, n’importe quel lobby peut s’organiser sous la forme d’une association de fait, c’est-à-dire une association qui n’existe pas, qui n’a pas d’adresse, qui n’a pas de responsabilités, contre lesquelles vous n’avez aucun recours en cas de difficulté sociale. Et, pire, ces associations de fait reçoivent ou peuvent recevoir des subventions communautaires. On en arrive à une situation où certaines des plus grosses associations européennes comme le COPA-COGECA [lobby agricole] sont des associations de fait. Je trouve très préoccupant d’avoir des lobbies extrêmement importants qui n’ont aucune existence légale et qui dans le même temps peuvent toucher des subventions communautaires. Pour moi, la première chose à faire, c’est l’interdiction des associations de fait et l’obligation de constituer une association reconnue.

Le deuxième élément – qui pour moi est tout à fait fondamental et dont la responsabilité incombe à l’administration belge – c’est de créer un cadre juridique pour la représentation d’intérêts. Parce que le statut de l’AISBL (Association Internationale Sans But Lucratif) offre un cadre juridique inadapté.

Les AISBL sont des associations internationales créées par le droit belge qui concernent les activités pédagogiques, sportives, scientifiques, religieuses, humanistes : tout sauf économique. Autrement dit, quand un groupe d’intérêt crée une AISBL , il doit tordre les statuts pour faire croire que l’association fait dans le pédagogique ou dans le scientifique alors qu’en réalité c’est une représentation d’intérêts.

Vous voudriez qu’il y ait séparation entre l’économique et le religieux ?

Non, ce que je voudrais, c’est qu’il y ait un cadre juridique adapté à notre métier. L’Europe est une richesse fantastique pour la Belgique et pour Bruxelles et il faudrait à mes yeux un cadre juridique adapté aux associations européennes, destiné à la représentation d’intérêts. Il est proprement invraisemblable qu’un tel cadre juridique n’existe pas 50 ans après la signature du Traité de Rome.

Le troisième élément, qui est un élément également extrêmement important (et là aussi SEAP a un rôle majeur à jouer), c’est d’avoir des régime sociaux et des régime de TVA adaptés à nos professions. Là encore, on est dans un système belge alors que les dirigeants de groupes d’intérêt ne sont généralement pas belges, ou ne connaissent pas toutes les subtilités de la TVA belge.

Est-ce que, selon vous, les institutions Européennes devraient jouer un rôle là-dedans en mettant par exemple au point un système généralisé d’accréditation ?

La Commission s’est intéressée de très près à ces questions à la fin des années quatre-vingts, débuts des années quatre-vingt dix. De toute évidence, ce genre de choses ne peut se faire en dehors de la Commission. Il faut que le secrétariat général rencontre un panel représentatif de professionnels – via SEAP ou non – de manière à définir des règles adaptées.

Le problème de la certification, c’est qu’il y a à l’heure actuelle à Bruxelles une série d’officines qui promettent des certifications totalement bidon : il suffit de s’inscrire et de payer cent euros par an pour être certifié au Parlement Européen. Mais c’est totalement grotesque, c’est limite escroquerie, ça n’a aucun sens : on peut avoir une certification si ça repose sur des critères objectifs mais alors, pourquoi ne pas créer un ordre professionnel ?

La Commission pourrait-elle fixer ces critères ?

Je crois que ça doit être fait en concertation avec la profession. Je reviens à mon idée de brevet de ‘public affairs’ qui me semble plus utile que la certification. Parce que la certification à un aspect de domination de la puissance publique par rapport aux praticiens privés. Je n’aime pas trop ça. Par contre, avoir un cadre où on définit ce qu’est un praticien en affaires européennes me paraîtrait beaucoup plus utile.

Pour revenir sur le nouveau code SEAP, on sait qu’il comporte encore certaines faiblesses, notamment l’affiliation qui est toujours volontaire et individuelle. Qu’en pensez-vous ?

Moi je trouve que l’affiliation individuelle c’est bien parce que c’est un engagement personnel fort. Maintenant, est-ce que l’inscription doit être obligatoire ? Non, parce que SEAP est une association privée à laquelle chacun doit rester libre d’adhérer.

Lorsqu’on examine la liste des membres de SEAP, on s’aperçoit que la totalité provient de cabinets de consulting ou de représentations d’entreprises privées ou à caractère commercial. Pourquoi les ONG n’en font-elles pas partie ? 

La chose qui m’étonne toujours beaucoup dans notre métier, c’est qu’il est plein de barrières. Les ONG ne parlent pas aux entreprises et aux associations professionnelles ; les associations professionnelles ne connaissent pas les ONG, ne connaissent pas les consultants ; les consultants ne connaissent pas les associations professionnelles : c’est assez incroyable ! C’est un métier extrêmement fragmenté et cloisonné, ce que je trouve très dommageable. Je pense qu’un bon praticien en affaires européennes doit avoir un réseau transversal qui couvre toutes ces catégories.

Vous savez, j’ai été longtemps peu favorable [au code SEAP] parce que je le trouvais insuffisamment adapté. Je pense qu’il a été beaucoup renforcé mais il n’a pas été, à mon avis, suffisamment adapté. Par exemple, le code dit que, systématiquement, on doit indiquer le nom du client pour lequel on travaille ce qui, dans la pratique, est souvent un vœu pieux.

Aux Etats-Unis, le ‘US lobbying Disclosure Act’ oblige les cabinets de consultants à révéler l’identité de leurs clients et les sommes qui leur sont versées. Etes-vous favorable à quelque chose de similaire pour l’UE ?

Non, je ne suis pas du tout favorable à l’approche Américaine. C’est pourquoi je me suis rapproché de SEAP, parce qu’elle défend une approche européenne du lobbying. Le seul reproche que je fais au système actuel, c’est que tout est possible. On n’a vraiment pas de limites à part le respect de la loi. Mais en dehors du non respect de la loi, il y a un espace de liberté et de manoeuvre extrêmement large que j’aimerais voir un peu resserré.

Vous trouvez donc quand même que ça manque un peu de transparence… 

Oui, mais cela étant dit, le système à l’Américaine – qui est peut-être un système extrêmement transparent – est un système de financement des partis politiques via le sponsoring privé, ce qui pour moi est inacceptable.

A Bruxelles, hormis certains comportements limites ou certaines personnes limites, je pense que le système est bon. Les fonctionnaires collaborent volontiers avec les lobbyistes lorsqu’ils sont bons – quand ils apportent leur expertise, quand ils sont facilitateurs de solutions – sans qu’il y ait intervention d’argent. Moi, ce que je trouve formidable à Bruxelles, c’est qu’un bon dossier avec un petit budget, ça réussit et qu’un mauvais dossier avec un gros budget, ça rate. Il faut impérativement garder ça.

Il y a une autre raison pour laquelle SEAP est extrêmement important : je crois que les gens ont une très mauvaise perception du lobbying. Avec le lobbying, on est sur des dossiers sensibles qui sont soit ultra confidentiels soit participent à des guerres industrielles. Par conséquent on peut imaginer qu’il y ait un incident, qu’une information soit divulguée, que la presse s’empare d’un élément et le monte en puissance. Et je pense que c’est très important d’avoir une association comme SEAP – et à terme un ordre professionnel qui comprenne les contraintes de notre profession – qui puisse défendre les personnes qui se trouveraient impliquées dans ce genre de dossiers, tout en ayant pas dérogé aux règles éthiques de notre métier.

Je prends un exemple : les journalistes et les avocats ont le respect de la confidentialité de leurs sources. Nous, on n’a pas ça. Moi, j’ai des dossiers extrêmement sensibles. Si demain un procureur ou un policier me demande mes sources, je vais être obligé des les lui donner.

Tout de même, ce n’est pas très fréquent à Bruxelles…

Non, mais ça peut arriver sur des dossiers de concurrence par exemple. Cela s’est vu au plan national, il y a eu des descentes de la DG concurrence auxquelles, j’imagine, des consultants ont dû être associés. C’est très important qu’à ce niveau là, on puisse être protégés de la même façon que les avocats ou les journalistes, par exemple sur l’exclusivité de l’information ou la protection des sources.

Je pense aussi qu’à l’avenir, avec la multiplication des intervenants et la complexité des dossiers, on ira vers des stratégies [de lobbying] de plus en plus dures, vers des approches de l’intelligence économique de plus en plus sophistiquées comportant probablement le recours à des pratiques de manipulation, de déstabilisation, ou de désinformation. Par conséquent, il deviendra de plus en plus important de se trouver encadré par un ordre professionnel qui fixe les limites et parle pour la défense des intérêts de ses membres lorsque ceux-ci se trouvent en difficulté – s’ils ont démontré une éthique et une compétence professionnelle.

Voyez-vous vraiment un durcissement des pratiques de lobbying dans les années à venir à Bruxelles ?

Oui, de toute évidence. Et une professionnalisation accrue. Parce que les enjeux sont beaucoup plus importants, parce que Bruxelles devient incontournable, parce que Bruxelles est le centre de pouvoir numéro un en Europe, parce que vous avez une multitude de ‘stakeholders’ et parce que Bruxelles sera le théâtre permanent de guerres industrielles lourdes.

Il est clair aussi que l’intelligence économique va faire une percée majeure à Bruxelles. Sur la recherche d’information, sur l’analyse de la politique de concurrence. Dans les années 70′-80′ on était dans le lobbying diplomatique. Dans les années 90′ dans le lobbying stratégique. Nous entrons maintenant dans une autre dimension du lobbying, beaucoup plus complexe. Concevoir et mettre en œuvre une stratégie de lobbying pour un dossier européen majeur deviendra aussi complexe qu’un dossier de fusion-acquisition.

Qu’est-ce que cela implique selon vous en terme de compétences et de personnel ?

Ma première certitude c’est qu’on va aller vers des métiers transversaux où il va falloir être en mesure de gérer des problématiques complexes qui impliquent les différents éléments transversaux d’une problématique : banques d’affaires, cabinets d’avocats, consultance, information, formation, communication. Ma deuxième certitude, c’est qu’on va vers beaucoup plus de complexité, avec plus de pays, des dossiers plus techniques et plus d’intervenants. D’où la nécessité de former les acteurs.

La diversification des compétences, ne risque-t-elle pas d’entrer en contradiction avec le besoin de se spécialiser pour maîtriser des sujets de plus en plus techniques ? 

Non, il faudra les deux. Les entreprises devront avoir des partenaires ou proposer des plateformes de services européens globaux à l’intérieur desquelles vous aurez des spécialistes.

Mais cela n’entraînera-t-il pas aussi une inflation de moyens, y compris financiers ?

Ce n’est pas une question de moyens financiers, c’est une question de volonté d’agir. Dès l’instant où c’est plus complexe, il y a un besoin de formation et aussi un besoin énorme d’information. Je suis frappé de voir à quel point, dans le métier, certaines structures sont trop réactives, pas assez proactives. Elles sont souvent techniques sur la maîtrise du dossier, mais pas sur la technique d’intervention vis-à-vis des Institutions. Le ‘public affairs’ est un métier hautement sophistiqué, très complexe et multidisciplinaire – juridique, économique financier. Et donc, il va falloir les former à tout cela. Personnellement, je crois énormément à la formation.

Aujourd’hui, SEAP offre une forme de certification, même si c’est une certification privée. Mais la prochaine évolution pour la formation aux affaires européennes, c’est la voie de la certification universitaire : des modules de formation très pratiques et donc très vivants, très concrets, mais qui sont reconnus comme pédagogiquement valables par les universités. Parce que, là aussi, à Bruxelles, n’importe qui peut s’intituler formateur en affaires européennes. Il faut mettre un peu d’ordre dans la maison.

Pour revenir aux compétences et aux moyens, il existe une multitude de petites associations à Bruxelles qui ont des budgets très serrés et qui ne peuvent pas recruter aussi largement qu’ils le voudraient. Ces associations ne peuvent évidemment pas s’offrir les services d’un cabinet de consultants comme le vôtre…

Je ne suis pas du tout d’accord avec cela. Parce que, encore une fois, et fort opportunément, le succès en lobbying et en ‘public affairs’ n’est en aucune façon conditionné par le budget. Je crois que le problème des petites associations à Bruxelles se situe dans la fragmentation. Par exemple, on crée une association des agriculteurs de montagne et puis après on fait une association pour les montagnes du Sud, puis les montagnes de Nord, puis les moyennes altitudes, puis les basses altitudes, puis les hautes altitudes. Donc évidemment on obtient des associations qui sont totalement non représentatives et non crédibles. Si on veut vraiment faire une association, il faut se donner les moyens. Je crois que la multiplication des associations a des effets extrêmement négatifs : les gens ne s’y reconnaissent pas et il y a une multitude d’interlocuteurs.

Que pensez-vous du financement que le Commission octroie à des associations ou ONG qu’elle a parfois contribué à mettre sur pied ?

Je suis fondamentalement anti-subventions. J’ai vu trop de dérapages de subventions et vraiment, ce que j’ai vu n’est pas tolérable. Depuis, la Commission Prodi a mis de l’ordre dans la maison, donc c’est quand même moins choquant que ça l’a été. Mais je suis favorable à une absence maximale de subventions. Je veux bien admettre que dans certains cas, une ONG puisse obtenir des subventions sur un projet particulier. Mais alors, il faut des appels d’offres qui soient extrêmement clairs, et des contrôles très rigoureux. A mon avis, ce n’est pas le rôle de la Commission de subventionner les associations privées.

Pensez-vous que de telles pratiques se justifient par une influence jugée parfois trop écrasante des grandes entreprises et des associations patronales ?

Là aussi, je voudrais tordre le cou à une série d’idées reçues. Premièrement, je ne suis pas du tout convaincu que les ONG aient moins d’argent que les associations professionnelles. Ensuite, je pense qu’en moyenne les ONG sont beaucoup plus performantes en lobbying et en ‘public affairs’ européennes que les associations professionnelles. Elles sont plus créatives, elles sont plus transversales, elles ont plus d’audace.

Est-ce qu’elles n’ont pas aussi plus de crédibilité ?

Oui peut-être, mais pourquoi ? Parce qu’elles sont plus créatives, parce qu’elles sont plus proactives, parce qu’elles ont plus d’audace et qu’elles communiquent beaucoup mieux. Peut-être ont-elles aussi davantage de convictions…

Mais aussi parce qu’elles parlent franchement et n’hésitent pas à dire des choses qui dérangent. On sait tout de même que, typiquement, les entreprises aiment entretenir la confidentialité et sont réticentes à communiquer ouvertement, de manière transparente…

Oui bien sûr, je ne parle pas des entreprises, mais les associations professionnelles doivent parler franchement, elles doivent dire les choses et s’engager résolument dans la voie du dialogue constructif avec les ONG (notamment consommateurs et écologistes) ; ce dialogue devant également s’étendre aux syndicats ouvriers souvent si méconnus et pourtant si influents.

Est-ce qu’il n’y a pas aussi un changement de culture à accomplir dans le monde de l’entreprise ?

Oui naturellement, mais il faut passer d’une logique réactive, d’une logique défensive, à une logique proactive. Moi, je passe ma vie à essayer de convaincre les entreprises – et en particulier les grandes – de se situer dans un logique transversale où elles eacceptent de dialoguer, de présenter un projet tout au long de leur “chaîne de valeur”, en amont et en aval, de discuter avec les consommateurs, les écolos, les syndicats ouvriers – c’est absolument essentiel.

En deux mots, êtes-vous pessimiste ou optimiste pour l’avenir des ‘public affairs’ à Bruxelles ?

Comme je l’ai dit, de très fortes évolutions sont à prévoir à tous les niveaux mais je suis absolument convaincu que la capacité d’influence des groupes d’intérêts ne va pas se restreindre mais s’amplifier. Plus le système se complexifie, plus les intervenants sont nombreux, plus les marges d’influence seront fortes. Cette évolution positive pour notre secteur sera accompagnée par des exigence nouvelles en termes de technicité, de capacité d’anticipation, de créativité dans la constitution des coalitions et tout simplement, de renforcement des compétences.

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